LV. — AREZZO (toscane
Altilio Fiascaim, Évêque d'Ârezzo, répondant, le 14 juillet 1849, à l’Encyclique du 2 février de la même année, faisait connaître à Sa Sainteté que le mystère de l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie était honoré dans son diocèse d'une manière toute particulière; puis il ajoutait ; «Courage, Très-Saint Père, courage donc ! s’il nous est permis de vous parler ainsi ; que votre douce voix se fasse entendre et parvienne aux oreilles de toute l’Église catholique, qui, ayant été délivrée de tant de maux, éprouve le besoin le plus pressant d’exprimer sa reconnaissance envers la Bienheureuse Vierge Marie. Parlez; ce que vous direz est déjà cru de tous, vénéré de tous, aimé de tous. Dites qu elle a été conçue sans tache, cette tendre Mère, qui est l’objet de l’amour et des vœux de tous ses enfants en si grand nombre qui ne soupirent que pour sa gloire. Vous avez les clefs de la foi; ouvrez, nous vous en prions, enrichissez le trésor de la foi, en confirmant et consacrant par votre oracle suprême ce dogme qu’une tradition très-ancienne vous a transmis par la succession non interrompue des Pontifes de l’Église Romaine (1). »
On voit que ce Prélat ne doutait point de la compétence du Saint-Siège pour juger en dernier ressort la question de l’immaculée Conception. Il reconnaît formellement que c’était au Pape h définir dogmatiquement, par un acte émané de sa Chaire infaillible, ex mfallibili cathedra , que Marie a été conçue sans péché.