ACÉRENZA et MATERA (royaihe de naples
Antoine de Maco, archevêque d’Acérenza et de Matera, écrivait au Saint Père, en 1819 : « On sait certainement que je sois du nombre des évêques de l’Eglise Catholique qui ont adressé d'humbles prières à Votre Béatitude, en demandant que le Siège Apostolique portât un jugement et un décret définitif sur l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, afin que les vœux des évêques et des peuples fidèles fussent exaucés et satisfaits... Dans les jours mauvais où nous vivons, la divine Providence a permis que le peuple chrétien, ayant les Pasteurs â sa tête, s’adressât lui-même à la Chaire suprême de Pierre, en suppliant le Souverain Pontife de définir enfin celte question, de rendre la vérité plus manifeste encore par un oracle infaillible, d'annoncer au monde catholique la Conception Immaculée de la Mère de Pieu, qui est aussi notre mère par adoption, et de nous procurer ainsi une joie ineffable (3). »
C’est en 1848 que l'archevêque d’Acérenza avait fait la demande dont il parle dans sa lettre du 9 avril 1819. Voici comment il s’exprimait dans sa première lettre : « La Bienheureuse Marie a-t-elle été exemple de toute tache du péché
(1) Die 24 octobris 1849 : Paioui, dell' Epucopoto catiolico, etc., vol. Il, pjg. 249.
(2) Datum Abyssiiiiœ, die 24 octobris 1851 : Pareu, etc., vol., IX, 3pp. 1. pjg. 45.
(5) llac profecto procellosa tempestate (Dci Providentia) permisit, ut supremam Pétri calhcdram Chrislianus populos Pusloribus suis pneeunlibus adirel, ul ad bauc linieudam quæstioncm sunmius Pontifes infallibili oraculo vcrilalem patifacercl, cl divine Matris internerai un Conceptionem catholico orbi aununciundo, nos cjiudcm Dciparæ per gnliam tilios ineiïabili gaudio afficeret et «xbilarjrct. Acheruntix, die 9 aprilii 1849 : Pâturai, etc. , vol. 1, pag. 70.
briginel? L’univers entier l'aflirme, et ce n’est certainement pas sans de fortes raisons ; se fondant sur les oracles sacrés, sur le témoignage des saints Pères et sur les liturgies des Églises chrétiennes, instruit par les prières, les supplications cl les fêtes de l’Église catholique, il proclame luimême partout Marie, Mère de Dieu, comme Vierge Immaculée, comme ayant été conçue sans péché (1). »
On remarquera que les sentiments de l’archevêque d’Acérenza ne sont pas moins favorables à V infaillibilité du Vicaire de Jésus-Christ qu’à l’ Immaculée Conception de la glorieuse Vierge Marie.