ACTE PREMIER
plus un mol! Silence! Ne m'oblige pas à te rappeler qu'il n'y a qu'un mailre chez nous.
MARGOT
Croyez- vous, hein?
CAMILLE
11 plaisante. Voyons, monsieur Lauriane...
LAURTAINE
Chère madame, je n'ai l'habitude d'exposer au grand jour ni mes pleurs ni mes plaies. Mettons que je plaisante et n'en parlons plus.
(Il remonle.)
CAMILLE, bas, à iVargol.
11 n'est pas méchant, au fond.
MARGOT
Je sais bien... Mais tout de même... C'est à en tomber malade, voyez-vous.
LAURIANE. au fond, Vœil au loin parti à la découverte du facteur rural qui ne vient pas.
Toujours pas de dépèche!... [Un gamin entre en courant et hors dlialeine.) Qu'est-ce qu'il y a? Tu n'es pas le facteur, toi?
LE GAMIN
Non. m'sieu.
LAURIANE
Eh bien?
LE GAMIN
M'ame Marvejol, s'il vous plaît?
CAMILLE
C'est moi, petit... Que me veux-tu?
LE GAMIN
C'est un monsieur qu'est là-bas, au bord de la rivière, qui pêche, et qui a les pieds dans l'eau. Alors, il m'a dit
14 LA CRUCUK
comme ça de dire comme ça à madame que chaque fois qu'il allait pêcher, madame lui emportait ses chaussures; alors que madame les lui rende, rapport qui peut pas revenir sans.
{Laiiriane rit.)
CAMILLE, vexée.
Pourquoi riez-vous? Simple distraction... Va à côté, petit, la bonne t'en fera un paquet.
[Au fond apparaît le facteur rural.)