‹ La crucheChapitre 14 sur 54 · LAURIANE, CAMILLE, MARGOT, MARVEJOL · texte numérisé non relu

LAURIANE, CAMILLE, MARGOT, MARVEJOL

{Murvejol entre, les ligiiea sur V épaule, le filet à la main.)

MAKVEJOL

Mesdames, bonsoir!... Bonsoir, madame Lauriane... {A Camille.) Bou&oir, Coco!... [A Lauriane qui Tattend de pied ferme à l'autre bout du théâtre, souriant, l'air fûté et malin d'un monsieur qui en a fait une bien bonne.) Bonjour, vous! [A Camille.) Dis-moi, Coco?. C'est très gentil à toi de m'accompagner jusqu'au bord de l'eau, mais dès que jai le dos tourné, tu me confisques mes souliers... [S'interrampant, à Lauriane.) Pourquoi sifflez- vous?

LAURIANE

Allez toujours, vous m'intéressez.

MARVEJOL

... tu me confisques mes souliers et on ne te revoit plus.

CAMILLE

Coco!

MARVEJOL

Je ne suis pas jaloux... [A Lauriane qui siffle toujours.) Ah çà! [A Camille.) ...mais c'est un système qui m'empêcherait de courir après toi, si, jamais, un jour, je le devenais... [En regardant Lauriane qui n'arrête pas de siffler.) Coco, tu m'as fait une farce!

LAliRlANE

Est-il bête !

CAMILLE

Comment... tu ne vois pas?

{Elle désigne la houlunnicre de Lauriane. Marvejol s'approche, se penche.)

MARVEJOL, très simplement, sans le moindre êtonnement. C'est pour ça?... Tout le monde les a!

{Lauriane, hors de lui, se retourne brusque' ment vers Margot.)

LAURIANE

Qu'est-ce que tu fais là, toi?

MARGOT

Rien.

LAURIANE

Ce n'est pas une occupation. Lavernié vient dîner. La chambre d'ami ?

MARGOT

Elle est prête.

LAURIANE

Ça m'étonne! Ton dîner?

J'ai mis le pot-au-feu.

LAURIANE

Ça ne m'étonne pas! Tu sais pourtant bien que Lavernié ne peut pas le voir en peinture.

MARGOT

Pouvais-je deviner qu'il viendrait aujourd'hui...

{Lavernié entre.)

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