LAURIANE, CAMILLE, MARGOT, MARVEJOL
{Murvejol entre, les ligiiea sur V épaule, le filet à la main.)
MAKVEJOL
Mesdames, bonsoir!... Bonsoir, madame Lauriane... {A Camille.) Bou&oir, Coco!... [A Lauriane qui Tattend de pied ferme à l'autre bout du théâtre, souriant, l'air fûté et malin d'un monsieur qui en a fait une bien bonne.) Bonjour, vous! [A Camille.) Dis-moi, Coco?. C'est très gentil à toi de m'accompagner jusqu'au bord de l'eau, mais dès que jai le dos tourné, tu me confisques mes souliers... [S'interrampant, à Lauriane.) Pourquoi sifflez- vous?
LAURIANE
Allez toujours, vous m'intéressez.
MARVEJOL
... tu me confisques mes souliers et on ne te revoit plus.
CAMILLE
Coco!
MARVEJOL
Je ne suis pas jaloux... [A Lauriane qui siffle toujours.) Ah çà! [A Camille.) ...mais c'est un système qui m'empêcherait de courir après toi, si, jamais, un jour, je le devenais... [En regardant Lauriane qui n'arrête pas de siffler.) Coco, tu m'as fait une farce!
LAliRlANE
Est-il bête !
CAMILLE
Comment... tu ne vois pas?
{Elle désigne la houlunnicre de Lauriane. Marvejol s'approche, se penche.)
MARVEJOL, très simplement, sans le moindre êtonnement. C'est pour ça?... Tout le monde les a!
{Lauriane, hors de lui, se retourne brusque' ment vers Margot.)
LAURIANE
Qu'est-ce que tu fais là, toi?
MARGOT
Rien.
LAURIANE
Ce n'est pas une occupation. Lavernié vient dîner. La chambre d'ami ?
MARGOT
Elle est prête.
LAURIANE
Ça m'étonne! Ton dîner?
J'ai mis le pot-au-feu.
LAURIANE
Ça ne m'étonne pas! Tu sais pourtant bien que Lavernié ne peut pas le voir en peinture.
MARGOT
Pouvais-je deviner qu'il viendrait aujourd'hui...
{Lavernié entre.)