‹ La crucheChapitre 34 sur 54 · LAVER.ME LALIUANE LAVERNIÉ LAURIANE LAVER.MÉ LAURIANE LAVERNIÉ · texte numérisé non relu

LAVER.ME LALIUANE LAVERNIÉ LAURIANE LAVER.MÉ LAURIANE LAVERNIÉ

LAURIANE

Voilà du nouveau Quesl-ce qui te prend? Tu as peur de mal manger?

LAVERNIÉ

Étant facile à nourrir comme tous les gens qui n'aiment rien, je me soucie peu de la table. Non, j'ai, pour

ne pas me rendre à ton invitation, dont je te suis fort obligé, des motifs d'un ordre spécial, que je te demanderai, mon cher Lauriane, la permission de garder pour moi.

LAURIANE, très étonné.

Ah!

LAVERiNIÉ

Et j'ajoute, toujours avec ta permission, que tu ne gagnerais rien du tout à les connaître.

LAURIANE

En ce cas, je te prie de me les dire.

LAVERNIÉ

Laisse-moi n'en rien faire.

LAURIANE

Pardon ! Je n'admets pas le droit que tu t'arroges de piquer ma curiosité et d'éveiller mon inquiétude. En voilà des façons !

LAVERNIÉ

L'événement m'y contraint.

LAURIANE

Je t'invite à parler.

LAVERNIÉ

Tu as tort.

LAURIANE

C'est possible. La suite le démontrera. En attendant, je m'installe ici, et n'en bougerai, je te le déclare, qu'après avoir reçu de ta bouche un éclaircissement qui m'est dû. [Il prend place sur le sofa.) J'ai dit. Je suis tout oreille. Cause.

LAVERNIÉ

Tu l'exiges? Eh bien, allons-y! Aussi bien, quelles que doivent en être les conséquences, mieux vaut une explication franche qu'une situation fausse.

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