ACTE DFAXIEME
LAVKRMÉ, aoec le plus grand sérieux.
Eli bien, alors, c'est entendu. L'affaire s'étant élucidée à la satisfaction de tous deux, je n'ai plus qu'à couronner tes vœux en choquant le verre avec toi à notre vieille amitié. Au petit calé, tu dis?
LAUHIANE
A six heures et demie.
LAVERXIÉ
Tu peux compter sur moi, j'y serai. Et pas de cérémonie, n'est-ce pas?... La soupe et le bœuf...
LALRIANE
... les quatre mendiants.
LAVERMÉ
C'est bien cela. A tout à l'heure.
LAURIANE
A tout à l'heure. — Sacré Lavernié !
LAVERNIÉ
Oui, mon vieux.
[Lauriane va pour sortir. A ce moment, sur le seuil de la porte même qu'il vient d'ouvrir, Camille paraît.)
CAMILLE, à Lavernié.
Bonjour, maître.
LAURIAXE
Madame Marvejol, Dieu me damne !
CAMILLE
Monsieur Lauriane, Dieu me pardonne ! Charmée de vous rencontrer.
LAURIAXE
Qu'est-ce que je dirai, alors? Inutile de vous demander des nouvelles de votre santé. Jamais on ne vous vit
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plus charmante et plus jeune. J'ai cru, quand vous êtes apparue, que c'était le printemps qui revenait.
CAMILLE
Je me suis souvent demandé où vous alliez chercher les belles choses que vous dites.
LAURIANE, galant.
Je les lis dans vos yeux.
CAMILLE
L'image n'est pas très claire, mais l'intention est excellente... {A Lavernié.) Eh bien, maître, vous ne dites rien?
LAVERNIÉ
Je...
CAMILLE
Je vous dérange ?
LA. VERNIE
Aucunement.
CAMILLE
J'en suis bien aise. Je viens pour le portrait.
LAURIANE, curieux.
Un portrait?
LAVERNIÉ, surpris.
Quel portrait ?
CAMILLE
Comment quel portrait?... Mon portrait!
LAURIANE
Tu devais faire le portrait de madame, et tu...
LAVERNIÉ, feignant de se souvenir.
Où avais-je la tète ?
LAURIANE, sévère.
Je me le demande. {A Camille.) Ce n'est pas à moi que ces choses-là arriveraient.