‹ La crucheChapitre 43 sur 54 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LA VERNIE

Assez !

Mais...

LA VERNIE

C'est bon ! Je ne veux pas de scandale chez moi ! Je tiens à la considération des concierges et du voisinage, et les faiseurs de chiqué feront bien de se tenir sur leurs gardes ! Je suis homme à les empoigner parla boucle du pantalon et à les envoyer méditer dans la cage de l'escalier sur l'inconvénient qu'il y a à jouer les épileptiques devant les gens de sens rassis. (// ferme la porte du fond.) Là-dessus, mon vieux, tu peux entrer et faire comme Cinna, prendre un siège. De quoi s'agit-il? Qu'est-ce qu'il y a?

I^URIANE

Il y a que tu es un faux ami !

LAVERNIÉ

En voilà la première nouvelle !

LAURIANE

Il y a que ta conduite à mon égard a été le dernier mot de la traîtrise et delà félonie ! Il y a que tu t'es joué de ma bonne foi, que tu as trompé ma confiance, et que tu as abusé de mon hospitalité.

LAVERNIÉ

En quoi faisant ?

LAURIANE

En me dérobant ma maîtresse.

LAVERNIÉ

Tu me l'avais donnée.

LAURUNE

Quand ca?

08 LA <:klciie

LAVERNIÉ

Je précise : le 27 août dernier, rue de Sucy, au Bas- Chennevières, à huit heures quarante-cinq du soir ; — le même jour oii je l'avertissais du danger que l'on court à mener les cruches à l'eau, rapport aux éclaboussures.

LAURIANE

Aucun souvenir.

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