‹ La cure de soleilChapitre 27 sur 82 · LAN CURIEED ESS OT · texte numérisé non relu

LAN CURIEED ESS OT

missure supérieure est évalement occupée par une autre fistule qui COMmunique avec la fistule inférieure. Les premières séances d’insolation augmentent la suppuration. Les plaies se détergent. — En septembre, Ie suppuration est plus séreuse et moins abondante: toutes les plaies sont en bonne voie de cicatrisation. — En novembre, les deux fistules supérieure ebintérieure sont fermées et Pulcération moyennesne mesure plus que 10 centimètres de long. — En janvier 1914, la cicatrisation est complète.

Sur vingt cas de fistules après néphrectomie, nous avons eu quinze DUCHSONSMCONCOrNANUMONZÉMCLONTEMNISUI EE STTatremcAsstUiance Arne téraux. Quatre autres cas sont en bonne voie de guérison. Il y a eu un cas

de mort par dégénérescence amyloïde.

Tuberculose de la vessie. — On à pu voir par les observations reproduites dans le paragraphe précédent jusqu'à quel point la cure de soleil possède une action calmante et sédative sur les vessies irritées et sensibles. Les douleurs à la miction, comme les douleurs spontanées des evstites bacillaires, disparaissent parfoisaprès quelques séances d'insolation. La capacité vésicale augmente en même temps que le nombre des mictions diminue. Nous avons eu l’occasion de soigner six cas de tuberculose vésicale, dont trois combinés à des lésions d'épididymite, mais sans lésion du rein. Les trois autres cas concernaient des malades qui avaient subi Ia néphrectomie, Tous ont guéri sans traitement médicamenteux. avec une bonne capacité vésicale et un nombre normal de mictions, alors que des tentatives faites antérieurement avec des substances antiseptiques ou calmantes n'avaient pas eu de résultat. On peut observer au eystoscope qu'au niveau de la vessie, comme au niveau de la peau dans les ulcères, la cure de soleil déterge les plaies, fait fondre l'æœdème et apparaitre des bourgeons

de bonne nature.

Tubereulose du testieule et de l’épididyme. — On sait que la tuberculose du testicule et de Fépididvme est une localisation bacillaire particulièrement rebelle à tous les traitements conservateurs. Son évolution affecte dans nos cliniques le plus souvent la forme de fonte purulente avec élimination consécutive des tissus mortifiés, ou celle de transtor-

mation fibreuse., tandis que la calcification v est assez rarement cons-

tatée. Compliquée d’hydrocèle, cette localisation est, en général, d’un pronostic plus favorable, c’est-à-dire que la guérison se fait relativement vite. Comme nous avons eu l’occasion de le dire à propos d’autres formes de tuberculose chirurgicale, nous voyons très souvent se produire un processus de ramollissement sous linfluence de la cure de soleil. La masse, souvent considérablement augmentée, que constituent let eblépididume.-vse ramollit Sur cernes points bientot on perçoit de Ia fluctuation, et quelques ponctions suffisent à évacuer le pus d’uhe manière définitive. Lorsque les lésions ont une tendance A SCRransionmerenrtissu cicatrice et äbreux, onfvoil'an contrarrendes tuméfactions plus ou moins molles se résorber. La limite du testicule Heu béDiddmmenderiontaopius-nelle Ausqu'a en quentiniceluecirsoi réduit à un noyau dur et résistant.

LA TUBERCULOSE ILÉO-COECALE

Les infiltrations tuberculeuses qui se localisent à la région iléo-coecale, au cœcum et au colon sont au même titre que la péritonite bacillaire susceptibles d’être guéries dans les meilleures conditions par la cure de soleil. Les résections ou les entéro-anastomoses tentées en pareil Cas ont trop souvent pour résultat de créer des fistules stercorales qui. on peut le dire, ne se ferment jamais lorsqu'elles se sont développées au milieu des tissus infiltrés par le bacille de Koch et qu’elles sont traitées par les méthodes usuelles.

Voici un cas de tuberculose du cœcum et du colon chez lequel deux interventions n'avaient réussi qu'à créer des fistules, dont trois stercorales qui furent les unes et les autres rapidement fermées par l’héliothérapie (Voyez planche LVT).

Gun âgée de, 16 ans, nous’ arriveven Janvier 1919/°Klle sontire du ventre depuis l’âge de douze ans. Pendant trois ans elle fut soumise sans résultat aux traitements les plus divers. On l’opère une première fois en septembre 1911 et on constate de la tuberculose du gros intestin. Au cours de cette première intervention on anastomose l'extrémité de l’ileum avec l’anse sigmoïde. Quelques semaines plus tard on extirpe le coecum. le colon ascendant et le colon transverse. Déjà, à la suite de la première

170 TASCUREMDHISOLEIL

opération une fistule stercorale s'était ouverte. La deuxième donna lieu à quatre autres fistules. L'enfant nous fut envovée environ six mois après la seconde intervention. On constate à l'arrivée que létat général est médiocre. L'auscultation ne fait percevoir aucun signe de tuberculose pulmonaire. Le cœur est en bon état, la température est subfébrile. Le ventre est ballonné et présente dans sa moitié droite des cicatrices et une plaie ouverte qui dessinent un triangle rectangle dont la base est parallèle au ligament de Poupart. Cette base est occupée par la plaie qui est longue de 12 centimètres et qui pénètre jusqu’à la profondeur de 6 centimètres. Ses bords sont rouge-violacé et constitués par de la muqueuse de l'intestin. Elle est remplie de matières fécales et de pus. Sur le trajet des deux cicatrices, on constate des fistules du diamètre d’un cravon d'où il s'écoule un pus jaune-brun assez abondant et des matières fécales. La palpation de la surface comprise entre les cicatrices montre que le ventre est dur. La peau de cette région est infiltrée. La fosse iliaque gauche est souple. A l’arrivée on procède à des applications locales de lumière artificielle en attendant la fin de la période d'accoutumance, c'est-à-dire une quinzaine de Jours. On commence alors la cure de soleil proprement dite avec la progression habituelle. — En avril 1912 déjà, il n'apparaît plus de matières fécales par les fistules stercorales. Les selles sont plus fermes et de consistance homogène, elles sortent par les voies naturelles. Mais par contre la suppuration persiste sans grand changement. — En août 1912 toutes les fistules sont fermées sauf la plus grande par où il ne s'écoule plus qu'un peu de pus et de sang. L'infiltration profonde à beaucoup diminué: le ventre s'est aplati et il est devenu plus souple dans toute son étendue. — En décembre 1912 la dernière fistule est fermée par une cicatrice solide et souple qui se trouve presque de niveau avec la peau. — En mars 1913, la malade commence a se lever: elle quitte la clinique complètement guérie en août 1915 ayant

augmenté de 15 kilogrammes.

ER

Page 1