‹ La cure de soleilChapitre 29 sur 82 · LA FISTULE ANALE · texte numérisé non relu

LA FISTULE ANALE

Lorsqu'elles sont tuberculeuses, les fistules anales sont naturellement encore plus difficiles à guérir que les fistules simples. Les interventions sanglantes, les grattages, etc. ne donnent pas toujours de bons résultats au point de vue de la ouérison des lésions: d'autre part, elles entrainent dans le fonctionnement des sphincters des troubles qui sont parfois plus désagréables pour le malade que ceux qui résultaient de Ja fistule elle-même. Pour toutes ces raisons, l'héliothérapie est appelée à rendre en pareils cas de très orands services. Nous avons eu l’occasion d'observer entre autres un malade de 33 ans, atteint de tuberculose pulmonaire et laryngée et qui pendant quatre ans souffrit, avec quelques intermittences, d'une fistule anale récidivant après opération et avant formé une large plaie ulcéreuse qui avait fini par fusionner avec l'anus et qui se trouve représentée sur la planche en couleur ci-contre. Dix mois de cure de soleil générale et locale suffirent à cicatriser définitivement la fistule et la plaie.

Nous avons aussi l’occasion d'observer des malades qui, à côté d’un foyer de tuberculose chirurgicale proprement dite, présentent des lésions bacillaires de l'œil. Dans d’autres cas, la tuberculose oculaire est la seule manifestation d'une bacillose pour laquelle, lorsque tous les traitements usuels ont échoué, l'héliothérapie est l'ulfimum refugium. Nous avons ainsi été amenés à faire dans ce domaine un certain nombre de constatations d’un très grand intérêt. Le D' G. Borel, oculiste de Neuchâtel, qui suit nos malades atteints d’affections oculaires, a bien voulu rédiger les notes qui suivent sur l'influence de la cure de soleil dans la tuberculose de l'œil et sur les résultats obtenus dans nos cliniques par ce mode de traitement.

L'œilbest particulièrement Sensible à lalurnmère : 1ltest darlleurs pro tégé contre elle par des appareils compliqués qui. cependant. dans quelques circonstances, n'empêchent pas des troubles et des lésions de se produire. L’érythropsie qui paraït être due surtout aux rayons verts ou jaunes, la cataracte des fondeurs de verre qui relève des rayons de moyenne lonoueur d'onde, les nombreux malades que les oculistes voient affluer chez eux après une éclipse de soleil — comme on Fa constaté en 1912 — tous ces faits sembleraient démontrer que l'œil peut être difficilement l'objet d’une cure de soleil.

D'autre part, la tuberculose joue un rôle extrêmement important dans Ja pathologie de l'œil, puisqu'elle peut atteindre et léser tous les organes qui le constituent, depuisles paupières et l'appareil lacrymal jusqu à la cornée, à l'iris, aux milieux oculaires et aux membranes profondes. Elle peut ainsi détruire l’œ1l, souvent sans déterminer de réactions intenses. Dans tous les cas, le traitement qu'elle impose consiste avant tout à relever l’état général comme pour toute autre tuberculose. Or un régime aussi débilitant que la cure de chambre obscure ne saurait satisfaire à cette indication primordiale, quand bien même la photophobie paraitrait l’exiger. Les tuberculines n’ont pas davantage donné de résultats bien remarquables. Les interventions chirurgicales, enfin, sont trop souvent

suivies d’une généralisation. On pouvait donc assez logiquement, en

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