‹ La Cure Libre de la Tuberculose Pulmonaire: Principes, Indications, Technique, RésultatsChapitre 4 sur 51 · A M. LE DOCTEUR BRUNON · texte numérisé non relu

A M. LE DOCTEUR BRUNON

Directeur de l’École de Médecine de Rouen, Chevalier de la Légion d'Honneur.

Au cours de l’année d’Externat que je passai, en. 1907, dans votre service des Enfants, à l’Hospice général, ‘vous m'avez montré, mon cher maître, comment il \

fallait comprendre le traitement de la tuberculose pul-

À momie Doine. ou très peu de médicaments, de l'air pur, du repos, ‘une alimentation saine et abondante. CG est avec ce traitement hygiéno-diététique que vous \ obteniez de si beaux résultats parmi les petits malades de votre service. Combien d'enfants, entrés anémiés,

amaïgris, avec des signes nets de bacillose pulmonaire, ai-je vus, après un séjour de quelques mois à cet « aé-

rium » de l'Hospice général, créé et organisé par vous, Fo s'en aller souvent ghers, toujours améliorés et réta- blis!

Dans vos cliniques, dans vos causeries au pied des lits, enire deux séances d’auseullation, vous disiez souvent que Le mode de traitement de la tuberculose, tel que.

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vous l’aviez réglé si méthodiquement dans. votre service, pouvait être établi partout, dans tous les milieux, en clientèle, chez le malade pauvre comme chez le riche. Et à l’appui de vos dires, combien d'observations de « cures libres », citiez-vous! Combien de tuberculeux que la cachexie guettait, nous avez-vous montrés s'acheminant vers une guérison assurée quand ils voulaient bien s’imposer la discipline d’une cure au grand air, à l’abri d’une installation de fortune, sous voire contrôle et votre surveillance éclairée!

En nous citant ces observations, vous ne manquiez jamais de nous dire la volonté et la ténacité que le médecin devait monirer dans l’organisation d’un tel traitement. Il ne suffit pas, disiez-vous, de faire un diagnostic et de le faire bien, il faut encore savoir instituer un traitement et savoir le diriger bien ; il faut pouvoir imposer sa volonté au malade, remonter son moral affaibli, ranimer son énergie chancelante ; ne point se décourager devant un échec, faire front à tous les incidents, lutter chaque jour, lutter toujours, lutter encore pour remporter enfin la victoire !

Ainsi, prépariez-vous vos élèves à leur futur rôle de praticiens en leur montrant comment il fallait engager la lutte contre ce redoutable fléau qui a nom la tuberculose et dont l'étude vous tient tant à cœur. Ainsi m’y avez-vous préparé moi-même; ainsi m’avez-vous aussi préparé, de longue main, et à mon insu, par votre enseignement clinique de chaque jour, à l’hôpital, à ce travail sur la Cure libre de la Tubertulose pulmonaire

que vous avez bien voulu m'’inspirer, et qui me paraît

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