Normandie médicale, 14 janvier
ee
claustration dans une chambre fermée), bronchite persistante à la suite.
Le 16 avril, il entre à l’infirmerie du pensfonnat pour y faire sa convalescence. Il y reste enfermé jusqu’à juillet.
La famille s'inquiète d’un tel état de santé et une consultation de médecins conseille La Bourboule (parce qu’on ne peut le débarrasser de la toux). À |
Il reste à La Bourboule un mois. La fièvre survient et persiste
pendant ce séjour, et il rentre à Rouen avec de la fièvre et pro-
fondément découragé. Pendant le mois d’août on tente une série
de médications sans méthode.
Le 24 août, j'entrevois le malade pour la première fois; mais obligé de m'absenter, je le confie aux soins très actifs de mon confrère le D: Desvaux. Pour la première fois depuis le début des accidents, le diagnostic est fait nettement et déclaré franchement par M. Desvaux : tuberculose pulmonaire, lésion avancée du côté droit, troisième période de Grancher, fièvre, état général inquiétant à cause de l’anorexie. Bacilles très nombreux.
Let septembre, je veux étudier longuement le malade. Son état est le suivant: Émaciation considérable, aspect triste, fatigué, face pâle, veines temporales saillantes, thorax aplati, abdomen déprimé, membres grêles, tendance à l’hippocratisme.
Au sommet droit, en avant: matité douteuse, râles sous-crépitants moyens, expectoration muco-purulente abondante, tous très fréquente surtout la nuit, empêchant le sommeil, sueurs nocturnes depuis six semaines environ, tempéräture axillaire, 388 ou 39e le soir. û |
Anorexie, vomissements alimentaires, amaigrissement de d kgr. 700 pendant le mois d'août, pas'noté dans les mois pré-
cédents.
- tions.
MERE TR AUS Bacilles de Koch extrêmement nombreux dans les expectora-
Jé partage l'opinion de M. Desvaux. La situation me paraît
grave et je ne le cache pas à la mère. Deux choses sont inquié-
tantes particulièrement : la fièvre persistante d’une part, et,
d’autre part, l’état du tube digestif.
Le courage admirable de la mère relève le nôtre et le traite- :
ment commence. Repos absolu au lit, drap mouillé chaque jour,
installation en ville, alimentation comme on pourra. Le poids
ATTS
est à ce moment de 21 kgr. 800.
En quelques jours l’amélioration commence. Du 1°" au 8 sep-
tembre la fièvre disparaît graduellement, les sueurs diminuent,
l’amaigrissement s'arrête. Il y a même un gain de 60 grammes
pendant cette première semaine.
II. — Le 9 septembre, la température vespérale reste à 3705, 37°8. Le facies est meilleur. L’appétit est nul, il y a des vomissements tous les jours. Cependant le malade est transportable. Je le fais transférer au Mesnil-Esnard et fe confie sa surveillance, au besoin, à mon excellent confrère, M. Griboval.
Le 16 septembre, on note une légère amélioration: aspect nuits sont mauvaises cependant Pappétit renaît peut-être un peu.
Le malade prend 320 grammes en huit jours. .
En octobre, retour de la fièvre, le malade reprend le lit et
: l'hydrothérapie froide. 'L’anorexie est telle qu’il faut recourir
au régime lacté avec lavements alimentaires.
Du 21 au 27 septembre, accalmie, alimentation moins difficile+ On organise la cure hofs de la:chambré de 9 heures du matin à 4 heures du soir. Malgré le froid, on s’installe sous une
remise. Le gain est de 500 grammes. ;
général meilleur, pas de sueurs, la toux est très fréquente, les .
Voici le tableau résumé des profits el perles de notre malade : :
1e juillet (S.-0. de la France.) P. 23 kgr. 500 1e septembre (cure thermale.) P. 21 kgr. 800
Perte: 1 kgr. 700 fer septembre cure à Rouen.
1re semaine — Gain: 60 gr.
æ. — — >.» Perte: 230 pr.