IV.— Le 15 mai 1903, le jeune malade rentre à Rouen. Il
s’installe au Mont-aux-Malades, et immédiatement il prend du
poids.
“ .. À Durtol, il pesait. . . . .: 25 kgr. 550
| Le voyage fait perdre 200 gr. 25 350 à Le 15 juin, à Rouen il pèse . 26 050
MR ME Le Lo dorer 00 400 Puiilol" ee 726 900
Depuis un an, il a gagné 5 kgr. 100, et, ce qui n’est pas moins important, il est devenu résistant, actif, enjoué.
C’est une transformation.
V. — L'automne de 1903 se passe dans une petite ville de la région normande au milieu de jardins. Les prescriptions sont toujours sévères, mais la mère du malade est absente, la discipline se relâche, la méthode impeccable de début fait défaut. La courbe de poids trahit cet état de choses. En trois mois, l’augmentation de poids n’est que de 800 grammes.
Cependant l’état général est excellent, l’état local est stationnaire, C’est à peine si le sommet malade s’accuse par un affaiblissement du murmure physiologique.
Dans ces circonstances, j'approuve pleinement un séjour d’hiver à Cambo en 1904 et, de nouveau, la discipline est appliquée strictement. La courbe s’élève de nouveau: en quatre mois, il y a 4 kilogrammes de gain.
Delabrousse
AR
Aux dernières nouvelles, juin 1904, notre malade . pèse . 31 kgr. 700. Son poids était de 21 kgr: 800 au début du traitement. On peut le considérer comme, guéri. à la condition de
conserver une viè champêtre quelques années encore.
Obs. 29 (Bruxon) (1). — Demier degré de Grancher. Deux ans de trailement. Guérison. 2 M. D... est un grand jeune homme de 19 ans, haut de 1 m. 86, intelligent et très actif.
À 6 ans il a eu la fièvre typhoïde ; à 12 ans rhumatismes articulaires avec palpitations, séjour au lit vingt jours; à 13 ans, pendant tout un hiver, il a eu des douleurs rhumatoïdes aux poignets et aux coudes.
S'agit-il de rhumatisme vrai? Nous ne savons. Depuis l’âge de 13 ans, l’enfant est « faible » chaque hiver, il est « anémique », cependant il n’est pas sujet aux bronchites. :
Décembre 1900. — Au moment où nous le voyons, Dbule 54 kgr. 500. Émaciation notable ; fièvre depuis quinze ou dixhuit jours, actuellement 388; courbature. Depuis trois Jours, hémoptysie peu abondante chaque Jour.
Auscultation: inspiration rude, très nette sous les deux clavicules. A droite, quelques craquements après la toux. Pas de matité: c’estle premier degré de Grancher.
Traitement. — Repos au lit; enveloppement du thorax ; alimentation appropriée à ses puissances digestives ; cure d’air dan un jardinet à 3 kilomètres de Rouen. '
En dix-huit jours,suppression des hémoptysies et de la fièvre ; augmentation de poids de 500 grammes. S
Juin 1901.— En six mois, augmentation de 21 kilpgrammes.
à + 1. Normandie médicale, 15 Janv. 1904.
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Poids: 75 kgr. 500. Pas d'incident, mais état local sans modification, 1902.— Le malade est perdu de vue. Allant très bien, il ne
croit pas devoir consulter de médecin.
thode.
Avril. — L'état général est excellent. Le malade ne se plaint de rien. L'inspiration est toujours un peu rude à gauche.
On supprime la prescription du repos. On continue la cure d’air par la fenêtre ouverte nuit et jour. Sous l’influence de la marche, le poids diminue. Poids : 62 kgr. 500.
Sur la guérison anatomique et sur la possibilité de rechutes, il y a des réserves à faire, mais cliniquement le malade peut être … considéré comme guéri.
Résumé :
1er décembre 1900 . . . .: 54kgr. 500 17 décembre 1900. . .. . . 59 érnhtet 1902 20 120 500 2 septembre 1901 HÉSST ANE TE D 590 Janvier 1902 4502 127202 26 janvier 1903. . . . . . 62 500 15 avril 1903 . . . . . . 62 900
Obs. 30 (Bruno) (1).— Caverne pulmonaire en voie de quérison. — Mie M..., 18 ans, appartient à une famille qui a l’habitude de vivre dans l’air confiné par peur du froid.
Elle n’a jamais fait de maladie grave et l'accident initial remonte au 20 février 1903. A cette “pogubs bronchite avec fièvre;
1, Normandie médicale, 15 janv. 1904.
1903.— Le traitement n’a pu être continué avec la même mé-
éxpectoration purulente, sueurs nocturnes abondantes et rapide. ment émaciation considérable.
En avril 1903.— Nous la voyons pour la première fois. Son | facies est celui de la cachexie phtisique. La température vespérale est voisine de: 40°. Expectoration extrêmement abondante. Sueurs profuses, appétit nul. Matité absolue sous la clavicule . droite, gargouillement. A gauche, râles sibilants épars. Râles, sous-crépitants après la toux; rien aux bases. |
Nous portons un pronostic extrêmement grave ; mais quoique la terminaison nous paraisse peu éloignée, nous prescrivons comme traitement: des enveloppements froids, la cure d’air par la fenêtre ouverte nuit et jour, le repos absolu au lit, l’alimentation comme on pourra.
Ce traitement est mal accepté par la famille. On applique un
cautère dans la région sous-claviculaire droite.
Fin juin 1903.— La situation est la même. Nous voyons la malade de nouveau; nous ne pouvons conseiller le même traitement qu’en avril. Cette fois-ci on l’applique avec discipline et immédiatement, dès le début de la cure d’air, l'amélioration
commence. .
De juin à décembre le traitement est surveillé par l’un de nous et modifié suivant les circonstances.
8 décembre.— Nous avons le plaisir de voir Mlle M... en très bon état. Elle a pris 10 kilogrammes depuis octobre, soit 1 kgr. 25
par semaine,
L’appétit est bon ; il n’y a pas de sueurs. Un seul crachat le matin au réveil. Deux ou trois toux par jour. Sommeil bon, Sous la clavicule droite, il n’y a plus que de la submatité.
Râles sous-crépitants moyens après la toux. Inspiration rude,
‘ SAT Expiration prolongée, sans bruits anormaux quand la malade ne tousse pas. C'est une résurrection, Mais nous estimons que deux ou trois ans seront nécessaires pour combler la caverne et dessécher le tissu voisin. 1er août 1904, — Mile M... pèse 60 kilogrammes. Elle a passé par les étapes suivantes pour arriver à ce poids, 1903, fin juin. — Début du traitement.
De juin à octobre. — La malade ne sort pas de son lit ni de
sa chaise longue ; pas de pesées.
Octobre nes Ar sou 44 kerr:400 Novembre: 551. venue «1 49 500 Décembre 55%, 1er «1 0. 04
1904, de janvier à mars. — Poussées fébriles, hémoptysies.
Repos absolu. Pas de pesées.
Ab Er rt ue Lin eu JE Ker. 900
PR Am EN ES er ar 400 TAPER ES RG Te 55 500 MA TT AS ane ir TO
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A la date du 1° août 1904, l’aspect est florissant, le teint - rosé, les règles normales ; l'appétit toujours médiocre. Deux éléments du traitement nous paraissent avoir eu une influence prépondérante sur la marche des accidents. 1° Les enveloppements froids du thorax. Ils ont abaissé la température, diminué puis supprimé les sueurs, calmé la toux,
facilité le sommeil. Ê
2° La cure d'air organisée méthodiquement après plusieurs mois de craintes et d’hésitations.
Les signes physiques n’ont pas eu dans ce cas (et n’ont ja-
mais) une marche parallèle à celle des symptômes généraux. La
matité persiste à droite avec de nombreux râles Après. la toux,
L’expectoration est nulle actuellement.
Obs. 34 (Brunox) fe — V.. Jean, 17 ans 1/2, petite ville normande. er
En pleine santé, . début rapide : fièvre, inspiration rude à droite; en avant, Craquements secs. isolés, en arrière. Pas de matité ni en avant, ni en arrière. Dans l’espace aies pur te à droite, respiration légèrement soufflante avec bronchophonie légère. Toux peu marquée.
Début de la cure le 3 février 1909. | + ” Repos au lit: avant la cure, le malade se promenait dans la
maison.
Fenêtre ouverte : avant, il restait dans une chambre sur chauffée, VAE nveloppements froids : il était couvert de châles et de tricots.
Suppression des médicaments et de la cryogénine,
La cure a été faite par la fenêtre ouverte jour, et nuit, en plein hiver rigoureux.
Actuellement, 1911:
Le jeune homme va bien et prépare chez lui sa Hebnce. Il
continue la cure de fenêtre ouverte, Obs. 32 (Brunon) (2). — Mme M..., 40 ans.
3 mars 1910. — Fièvre, toux, expectoration.