‹ La Cure Libre de la Tuberculose Pulmonaire: Principes, Indications, Technique, RésultatsChapitre 46 sur 51 · nédité · texte numérisé non relu

nédité

—19 & soufflante, avec légère diminution du murmure vésiculaire,

Le jeune homme passe encore un mois chez lui, continuant la cure d’air et de repos en chambre, sortant quelquefois dans son Jardin quand le temps le permet. L'état général est bon, il n’y a plus de toux, plus de fièvre l'appétit est vif, l'estomac supporte très bien la suralimentation : chocolat et 2 œufs crus au déjeuner du matin. A 11 heures déjeuner: côtelette ou beefteack avec plat de légumes, dessert. À 4 heures, 2 œufs crus, thé, biscuits. A 7 h. 1/2 du soir, potage, légumes ou œufs cuits, dessert. La nuit, chocolat ou café au lait avec un œuf cru.

Du 1° janvier au 1% mars, gain de2 kgr. 600.

Sur le conseil de son médecin, le malade accepte les fonctions ‘d’interne à l’asile de N.. Son service est peu chargé:il consiste dans la préparation des médicaments à la pharmacie pendant une heure ou deux 15 nat, puis l’après-midi, travail de laboratoire, analyses pendant le même temps.

A N..., situé:en pleine campagne, à 500 mètres d’une forêt, le malade organise la cure libre en dehors de ses heures de service. Le matin de 10 heures à midi, l'après-midi de 4 heures à 7 heures, il reste étendu sur une chaise longue, à l'abri d’un vaste parasol dans un coin du jardin : lecture, étude. La nuit . est passée dans la chambre dont les fenêtres sont ouvertes complètement. L’alimentation est abondante, sans suralimentation : premier déjeuner à 7 heures. Dîner à midi. Collation à 3h. 1,2 ; souper à 7 heures.

A la fin d’avril, gain de 800 grammes.

A la fin de juin, gain de 1 kgr. 350.

En juillet, se trouvant mieux, interrompt complètement la cure d’air et de repos, et reprend quelques distractions ; mais

bientôt s’aperçoit qu’il maigrit. Il reprend vite sa cure libre, et

regagne en deux mois les 800 grammes qu’il avait perdus en quinze jours.

La cure d’air et de repos a été continuée du 18 juillet au 30 octobre.

Au 1° novembre, tout à fait guéri, rentre à Rouen. Depuis a repris sa vie habituelle, toutefois en évitant les distractions répétées et fatigantes ; deux fois en 1907 et 1909, s’est fait examiner, mais l’auscultation des poumons n’a révélé aucune lésion ; la respiration est normale, absolument pareille des deux côtés. La mine est florissante, l’état général est excellent ; il y a seulement de la dyspnée dans les efforts prolongés et un peu d’hy-

pertension, sans lésions cardiaques.

Obs. 35 (personnelle) (1). — G... René, 16 ans.

‘Père mort tuberculeux à 48 ans.

Est pris subitement d'hémoptysie, très abondante ; reste au lit pendant quelques semaines, soigné par le médecin de sa famille ; amaigrissement, sueurs, toux, expectoration muco-purulente.

Consulte le professeur Hervouet (Nantes) qui trouve signes cavitaires très nets à un poumon.

Cure libre pendant deux mois à la campagne, qui améliore notablement le malade. Puis s’embarque sur un paquebot marchand faisant les traversées de Saint-Nazaire à New-York. Pendant une année entière, vit sur le bateau, vivant toute la journée sur le pont, d’abord sur chaise longue, puis prenant de l’exervi et finalement aidant l'équipage à la manœuvre,

Rentre en France. On constate disparition complète des signes

bacillaires. État général florissant.

1, Inédite,

Le jeune homine fait alors de la vie au grand air et se livre à tous les sports : bicyclette, tennis, golf, canotage, etc.

À 21 ans, est ajourné une première fois sur la présentation de certificats relatant ses accidents pulmonaires, puis l’année suivante, est déclaré bon pour le service militaire,

Depuis, le jeune homme a repris sa vie sportive, faisant même de l’aérostation et de l'aviation. S’est fait examiner plusieurs fois au point de vue pulmonaire, mais à chaque examen, état

des poumons absolument normal.

Obs. 36 (personnelle) (1). — E..., 25 ans, employé de commerce. À

Père encore vivant et bien portant.

Mère décédée à 38 ans, de phtisie.

Un frère assez délicat de poitrine, ayant fait une pneumonie et une pleurésie dont il est guéri actuellement.

L'enfance du malade fut assez délicate; eczéma chronique des mains et de la face. Cependant se porte bien jusqu’à son arrivée au régiment (7° chasseurs, à Rouen). Ne tarde pas à maigrir considérablement dès les premières semaines de son arrivée : est bientôt pris de toux sèche, surtout le matin.

Cinq mois après son arrivée (février 1908) est pris un aprèsmidi, brusquement, d’hémoptysie, alors qu’il se trouvait au repos dans la chambrée. Crachement de sang très abondant suivi de syncope. Est transporté immédiatement à l’hôpital mixte. Repos, immobilité, glace, opium. Quelques crachats sanglants sont expulsés dans la soirée et les jours suivants.

Examen : craquements secs au sommet gauche, expiration

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