‹ La czarine; drame en cinq actes et en proseChapitre 67 sur 94 · ACTE III, SCÈNE XV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XV

l'ivresse de l'orgueil et non celle de l'amour... vous ne me croirez pas et c'est pourtant la vérité... d'aujourd'hui seulement j'ai compris ce qu'une affection innocente et pure... pouvait donner de vrai bonheur... et quand je vous ai entendue, sublime de candeur et de générosité, vous sacrifier pour ceux qui vous trahissaient et protéger leurs jours, au prix de votre honneur!... vaincu d'admiration, de surprise et de honte, j'ai senti seulement alors combien j'étais coupable. Mais si un crime peut s'expier par les regrets et les remords, mais si vous connaissiez les miens, Olga... peut-être seriez-vous désarmée... (n s'incline devant eiie.)

OLGA, faisant quelques pas pour sortir.

Adieu, monsieur!...

SAPIEHA, se relevant.

Quoi! vous refusez de m'entendre?... quoi! je ne puis rien espérer de vous?...

OLGA, froidement.

Rien!... monsieur!... J'ai trop d'orgueil au cœur pour m'avilir par un partage, même avec ma souveraine!... le favori de la cza-

rine ne Sera rien pOUr moi. (a Sapiehaqui fait un pas vers elle.) Je vous défends de me Suivre... (Elle sort parla porte de l'angle à gauche.)

SAPIEHA, avec désespoir.

Ah! j'avouerai tout à la czarine! (n sort par ie fond.)

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