INSUFFISANCE ET RÉTRÉCISSEMENT AORTIQUE
Les deux observations qui suivent permettent de constater les résultats à longue distance de l’action de la d’Arsonvalisation chez des hypertendus lésionnels. Elles montrent que par l’améhoration qu’apporte dans la circulation le retour de la tension artérielle vers la normale, et l’heureuse influence qui en résulte pour le cœur, certains symptômes physiques peuvent rétrocéder, certains symptômes fonctionnels s’amender.
Chez le premier de ces malades on a pu constater la disparition tardive du claquement diastolique de la base (1), chez tous deux une diminution du nombre des battements cardiaques.
Chez le premier on a pu constater une amélioration presque immédiate d’un signe fonctionnel: l'oppression ; chez tous deux, déjà si comparables au point de vue pathologique et arrivés au même degré de troubles fonctionnels digestifs, le cœur qui ne permettait plus un effort, tel que celui de l'alimentation, à pu, au bout de plusieurs mois, et particulièrement chez le deuxième malade, supporter cette fatigue pendant quelques jours. Ce résultat, qui peut paraître minime à beaucoup, a paru considérable à ces malades.
On peut remarquer également la façon dont la tension de ces lésionnels tend à remonter, même indépendamment du régime
alimentaire.
(1) Nous avons noté également cette disparition du claquement diastolique, dans l’obs. LI.
OgsEervaTioN XLVII.
W... Jean, corroyeur, 68 ans.
Entré à la maison départementale le 27 février 1894.
Régime lacté depuis 4 ans.
Antécédents héréditaires : rien à signaler.
Antécédents personnels : a toujours été bien portant, jusqu’à son entrée à la maison. Toutefois, durant 30 ans environ, il a fait des abus d'alcool.
Les 3 premières années de son séjour à la maison ont été passées en chirurgie pour une tuberculose du tibia.
Puis il monta en médecine où durant un an 1/2 il fut soigné pour une maladie de cœur. Depuis cette époque il est au régime lacté.
L'examen du système nerveux et des appareils respiratoire, digestif et urinaire, ne révèle aucun signe pathologique.
L'examen de l’appareil circulatoire permet de reconnaître immédiatement l'existence d’une lésion double à l'orifice aortique, que signale à la vue le faciès pâle caractéristique. Aucun des signes du côté du cœur ou du côté du système artériel ne manque : choc en dôme, matité cardiaque considérable, surtout dans le sens vertical, double souffle un peu rude à la base (avec un claquement diastolique) se propageant le long du sternum, danse des artères, pouls capillaire, double souffle crural.
Le pouls est bondissant et tendu, régulier à 410.
La tension artérielle est de 22.
Fig, 12. — Tracé sphygmographique pris après l'abaissement,
Nous décidons de faire une série d'applications de chaise condensa-
trice.
Tension Pouls a ee
Dates Séances Avant Aprés Avant Après
26 août dre 22 18,5 110 100 20. — 2e 19,5 17,5 96 96 31 — 9° 18 17 96 92 2 septembre 4e 17 16 88 84 5] — De 18 dt 92 84 fi — Ge 17 16 80 84 9 — 7e 18 16 86 80 23 — 12e 16 45 100 92 26 — 43° 15,5 15 96 88 28 14e 15 15 — = 30 = 15e 15 15 — 3 octobre 16e 15 45 — —
29Août.|31Août |2Sept. \5Sept. |7Sept. |9Sept |12Sepl Sept. 16Sept |19ept. |23Sepl |26Sep. si 2 3. 4, 5, 6. fi & 9. 10e 12/11M13; U
[ae [ap AV Ap po Uap | laura op Av ap ao Tap A 4p Lao pop
Valeurs de la lension artérielle.
Dès la deuxième séance le malade nous apprenait que l'oppression, dont il souffrait depuis des années, était un peu diminuée. Cette amélioration se manifesta pendant toute la durée du traitement d’une façon presque continue avec retour cependant par deux ou trois fois de sensations d’étouffement.
Sa tension artérielle durant tout le mois d'octobre resta à 15 sans autres séances, ainsi que nous l'avons constaté les 5, 7, 12, 21 octobre.
Durantle mois de novembre, sa tension artérielle oscilla entre 17et De
Nous perdons le malade de vue pendant 3 mois.
Nous le retrouvons à la fin de février avec une tension de {6 dans un état satisfaisant souffrant toujours de sensation de poids sur la poitrine, bien que diminuée.
L'’auscultation du cœur permet de reconnaître que le double souffle de la base est moins fort, plus doux, et que le claquement diastolique a disparu. Le pouls est bondissant et dépressible.
Durant le mois de mars nous faisons 6 séances de cage autoconductrice. Puis quelques applications de résonnateur pour soulager le malade de quelques douleurs de reins et pour remonter sa tension.
Celle-ci en effet, pendant cette période, ne dépassa pas 16, mais descendit jusqu’à 13,5.
Le malade d'ailleurs durant tout ce temps se trouve bien. Depuis le traitement du mois de septembre il a pu varier un peu son régime, chose qu'il ne pouvait pas faire auparavant sans étouffements considérables. A la fin de mars il vint même tout heureux nous annoncer qu'il avait mangé un bol de haricots.
Pendant le mois d'avril sa tension artérielle mesurait de 16 à 15. A la fin de ce mois la matité cardiaque mesurait 3 em. 5 de haut sur 4 cm. 5 de large; le double souffle était assez doux ; le pouls battait à
Ogservation XL VIII
P... Augustin, mécanicien-ajusteur, 65 ans.
Entré à la maison départementale le 16 septembre 1896.
à l'infirmerie, salle Bretonneau, lit 7, le 4% août 4903.
Au régime lacté presque constamment depuis son entrée.
Antécédents héréditaires : rien à signaler.
Antécédents personnels : à 20 ans syphilis ; fièvres paludéennes pendant son service militaire à Rochefort ; alcoolisme (par jour 3 lit. de vin, plusieurs absinthes et gouttes) ; à 57 ans attaque violente de rhumatismes, au cours de laquelle presque toutes les articulations furent prises, et qui fut traitée par le salicylate. Le malade a toujours été grand fumeur.
Lors de son entrée à la maison il était déjà sujet depuis un an à des crises de dyspnée en mangeant.
Il fait un premier séjour d’un an et demi à l’infirmerie où il est soigné pour une maladie de cœur et un mal de Bright. Il en sort, et au bout de 3 mois, doit de nouveau y rentrer pour une période de cinq semaines.
Puis ses séjours horsdel’infirmerie deviennent de plus en pluscourts et espacés.
Système nerveux : l'examen ne révèle aucun signe pathologique.
Appareil respiratoire : depuis 4880 est atteint de bronchite.
L’auscultation révèle la présence de quelques râles ronflants.
Appareil digestif : depuis 4 an il a fait 4 ou 5 essais d'alimentation ; au bout de 4 ou à jours, pris de dyspnée et présentant de l’ædème des membres inférieurs, il était obligé de se remettre au lait.
Appareil circulatoire : le cœur présente une hypertrophie forte ; à l’'orifice aortique le 4*r bruitest rapeux, soufflant, le 2e plus sourd, un peu ronflant. Ce double souffle se propage le long du sternum.
Les sous-clavières sont surélevées ; il existe de la danse des artères surtout marquée à droite; du pouls capillaire très net ; un double
souffle crural.
Le pouls est légèrement bondissant, régulier, battant à 80.
La tension artérielle oscille entre 24 et 25.
Le malade a le facies pâle, caractéristique des aortiques.
De cette double lésion, qui remonte à l'attaque de rhumatismes, le rétrécissement aortique semble l'emporter sur l'insuffisance.
Nous décidons de faire une série d'applications de cage autoconductrice.
26 septembre, {re séance, la t. a. de 24,5 descend à 19.”
41,5 30 — 3e — — 175 — 16 8 octobre, 4e — — 17 — 15,9 5 — D. — — 16 — 16 T — Ge — — 17 — 16 10 — 7e —— — 16,5 — 16 12 — 8e — — 455 — 15 14 — 9e — — 47 — 15 49 — 10e — == 4T — 16 21 — 11e — 17 — 16 2 novembre, 12e — — 18 — 16 4 — 13e 17 15 7 — 14e — — {7 — 159 9 — 15e — — 175 — 15,5 14 — 16e — — 17 — 152 16 — 17e — — 47 — 15,5 18 — 18e — 16 — 15 21 — 19e — — 155 — 15 23 — 20e — — 15 — 15
Le pouls à ce moment bat à 72.
Puis durant la fin de novembre et le mois de décembre nous faisons encore 10 séances d’autoconduction.
D'abord la tension artérielle est à 15. Mais sous l'influence d’un essai d'alimentation, d'une durée de cinq jours, et qui provoque une sensation de pesanteur considérable dans l’abdomen et la région gastrique, et un peu d'œdème des membres inférieurs, la tension artérielle remonte à 17 et oscille entre ce chiffre et 15.
Pendant le mois de janvier et la 1"° moitié de février on cesse tout
traitement ; la tension artérielle oscillant entre 17 et 15.
Durant la 2 moitié de février et ie mois de mars le traitement ést