‹ La D'Arsonvalisation dans l'hypertension artérielleChapitre 43 sur 51 · C .. François, relieur, 38 ans · texte numérisé non relu

C .. François, relieur, 38 ans

Entré à la maison départementale le 14 avril 1904.

Régime de la 3° section.

Le 23 septembre au matin cethomme est amené à l’infirmerie. Pen-

dant toute la journée de la veille il a ressenti une parésie du côté droit du corps qui l'a empêché presque totalement de travailler.

Le soir il s’est couché seul ; dans la nuit il est tombé de son lit et s’est recouché très difficilement; le matin il a été dans l'impossibilité de se lever.

Le malade éprouve une grande difficulté à parler.

Il n'y a pas de signe de paralysie faciale, pas de signe du peaucier.

Au membre supérieur on note de l'hypotonicité, pas de modifications des réflexes tendineux.

Le malade ne peut serrer avec la main.

Les réflexes cutanés, abdominal et crémastérien droits, sont abolis.

Les réflexes tendineux du membre inférieur droit sont exagérés, il n'existe pas de mouvement de flexion combinée, le signe de Babinski est positif à droite.

Le malade ne marche que fort difficilement en trainant sa jambe paralysée.

Sa tension artérielle est à 21.

Après une application d’autoconduction elle descend à 16.

Après la séance le malade prétend que sa céphalalgie a diminué.

Dans l'après-midi on note que la bouche est légèrement déviée vers la droite et que le signe du peaucier existe. La parole est plus embarrassée.

Le 24 septembre. Le malade parle fort difficilement. La paralysie faciale gauche est constituée.

L'état des réflexes tendineux et cutanés est le même que la veille. Les membres du côté droit sont légèrement contracturés.

2 séance d’autoconduction de 16 la tension reste à 16.

Le 26 septembre. Déviation conjuguée de la tête et des yeux. Les membres du côté droit sont inertes.

Les réflexes n’ont pas varié.

Le malade, qui comprend ce qu’on lui dit, ne peut répondre.

La tension artérielle est à 14,5.

Le 27 septembre. Même état. Incontinence des sphincters. La tension artérielle est à 15.

L'état s'aggrave et le malade ne tarde pas à tomber dans le coma. Il meurt le 29 septembre.

L'autopsie ne put être pratiquée.

OBsEeRvaTION LV (Personnelle).

E... Christine, 68 ans.

Entrée à la maison départementale le 14 août 1904.

Régime de la 3° section.

Le 10 février, à 9 h. du matin, cette malade nous est amenée. Elle se présente à nous dant l’état suivant: couchée sur le dos, la tête et les yeux tournés à gauche, toute la moitié gauche de la face est le siège de contractions fibrillaires constantes qui dévient les traits de la figure à gauche. La bouche agitée d’une trémulation continue est fortement déviée à gauche.

Les yeux présentent également des mouvements de latéralité de droite à gauche.

Le bras gauche semble inerte. Le réflexe radial est exagéré.

Le réflexe abdominal gauche est exagéré.

Du côté du membre inférieur, rien de net ; pas de mouvement d’extension des orteils.

Depuis 1h. la malade a déjà eu 7 crises nerveuses qui procèdent ainsi : l’avant-bras gauche se lève sur le bras et est le siège de mouvements cloniques d’abord faibles, devenant bientôt assez amples.

Les contractions de la face sont un peu plus vives.

En même temps, au début de la crise, la malade est en apnée.

Bientôt les mouvements se transmettent à l'abdomen du côté gauche, tandis que le membre inférieur gauche se raidit. Celui-ci lui-même présente bientôt de petits mouvements cloniques en relation avec des contractions rythmiques du quadriceps.

Le bras redevient inerte; un peu après lui, ilen est de même pour la jambe.

La respiration reprend son rythme normal après quelques inspirations rapides.

Le pouls, qui durant la crise s'était élevé progressivement à 160, redescend à 60.

Les contractions de la face continuent.

La crise a duré 30 secondes environ.

La tension artérielle est de 20.

Une application de lit condensateur la fait descendre à 15.

Durant la séance la malade a présenté deux crises.

Les urines de la malade contiennent un peu d’albumine.

Les crises se rapprochent de plus en plus et deviennent subintrantes.

La malade revue à 2 h. est alors en état de crise continue. La moitié gauche de la face est le siège de contractions spasmodiques intenses.

Le bras et la jambe gauches présentent des secousses convulsives continues.

On fait une ponction lombaire. Le liquide céphalo-rachidien s'échappe sous forte pression. On recueille plus de 15 cc. de liquide couleur groseille.

A3h.1/2, la malade est plus calme dans son lit. La tête n'est plus tournée à gauche. Toute la moitié gauche du corps, face, tronc et

membres, estle siège d’une seule secousse rythmique toutes les seconde et demie.

La tension artérielle est à 15.

Le soir, à 7 h., la malade meurt.

L’autopsie révéla l'existence d’une hémorragie méningée considérable, confirmant le diagnostic porté durant la vie.

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