‹ La d'moiselle du Tabarin, opérette en trois actesChapitre 25 sur 107 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

Les Mêmes, moics SATURNIN.

MAGILON, d'un ton sentencieux.

Ne prenez pas d'amer-quinquina ! Prenez le kolagomme-pippermint, de Magilon!

ARABELLE

Boisson unique au monde, dont papa est le créateur...

MAGILON.

Invention sublime qui a fait ma fortume à Ghx-

aO LA D'MOISELLE du TABARIN

cago!... Je suis riche, très riche. Je suis venu en France pour y répandre mon produit. Le kolagomme-pippermint fait la fortune de tous les débitants qui l'achètent.

FALEMPIN, à part.

Diable!... (Haut.) J'ai un frère propriétaire d'un grand bar à Paris, le bar de Tabarin... Je lui parlerai de vous... et si vous pouviez vous entendre...

MAGILON.

Ah! vraiment... Eh bien ?... (il tireua petit flacon de

sa poche.) Voici un échantillon. Dégoûtez-moi.., (se

reprenant) DégUStez-moi ça !

SATURNIN, sortant du café, à Magilon.

Ah! pour cela non!... Que vous ne preniez rien, passe encore... Mais vous n'allez pas faire la concurrence ici.

FALEMPIN, à Saturnin.

Du calme, mon ami, du calme!

ARABELLE

Que nous veut ce garçon de café?

SATURNIN

Je ne suis par un garçon de café ordinaire, mademoiselle. Je suis le fils unique du café des Trois- Golonnes à Paris! Je suis ici pour apprendre ! Mais j'aurai cent mille francs de dot, mademoiselle !

ARABELLE

C'est différent ; mes excuses, gentleman-garçon !

FALEMPIN, qui a goûté son échantillon.

Epatant! Décidément, j'en parlerai à mon frère,

MAGILON.

Vous êtes trop aimable. . . Mais comment saurai-je?

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