ACTE DEUXIÈME
MARCEL, étonné.
Saint-Thomas ?
ARABELLE
Qui ne croyait qu'après avoir touché?
MARCEL
Hein ?
Il regarde Ghamoiseau avec défiance.
CHAMOISEAUj à part.
Je vais écoper !
ARABELLE
Je sais tout, monsieur... tout!... y compris vos trous dans le sable !
MARCEL
Mais... (Prenant Ghamoiseau au collet et le menaçant.)
Satané bavard, va!
ARABELLE
Et moi qui vous prenais pour un héros qui avait exposé sa vie pour sauver la mienne !
MARCEL
C'était exagéré, je le reconnais... Mais...
ARABELLE
Je vous avais placé sur un piédestal, monsieur ! bien au-dessus des autres... de tous les autres... Mais, vous en êtes bien descendu !...
MARCEL
Miss Arabelle... je ne suis pas un héros... Mais on peut aimer sans cela, et je vous jure...
ARABELLE, vexée.
Je sais que vos... investigations,,, indiscrètes à Trouville... ne vous ont pas enthousiasmé.
MARCEL, fixant Ghamoiseau,
Hein?
GHAMOISEAU, voulant être aimable.
Qu'est-ce que la beauté plastique à côté de la beauté morale, mademoiselle?
MARCEL, bas.
Taisez-vous donc î Gaffeur éternel !
ARABELLE, se rebiffant, à Marcel.
Dites toute de suite que je suis un petit laideron I
MARCEL
Oh! Miss Arabelle....
CHAMOISEAU
Il y a quelque chose de mieux que la beauté... c*est la vertu I
ARABELLE, furieuse à Marcel,
Suis-je donc vertueuse à faire peur, à la fin?
MARCEL
Pardon... c'est monsieur Ghamoiseau qui... sottement...
CHAMOISEAU, protestant.
Pardon! Mademoiselle est peut-être mieux faite qu'elle n'en a l'air I...
ARABELLE, furieuse.
Qu'est-ce que vous dites?
Elle lui donne un soufflet, CHAMOISEAU, interloqué.
M. Marcel a dit cela, mais il a pu mal tâter... dans l'eau !...
MARCEL, lui donnait un coup de poing à la dérobée.
Animai!