‹ La d'moiselle du Tabarin, opérette en trois actesChapitre 86 sur 107 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MARCEL, seul, il entre avec précaution par le fond avec une petite valise à la main.

Enfin, me voilà dans cette ferme où j'ai passé mon enfance. Mon oncle va être furieux quand il apprendra mon mariage avec miss Arabelle... (s'asseyant.) Et il aura peut-être raison!

Air.

Suis-je le mari qu'il faudrait

Pour miss Arabelle...

Peut-être aurais-je bien mieux fait

De m'éloigner d'elle.

Malgré moi un autre désir

Me poursuit sans trêve...

Doux et charmant souvenir...

Jour et nuit j'en rêve !

C'est toujours Nini que je vois Cheveux si noirs, regards sincères, Je songe qu'on a vu des rois Epouser de simples bergères !

C'est toujours Nini que je vois

108 LA. d'moiselle du ÏABARIN

Elle m'avait promis de m'écrire... de m'envoyer au moins des cartes postales... Et pas un mot... Bien. Ce n'est pas très emballant. Malgré ça, les choses sont si avancées avec miss Arabelle et son père que je suis moralement obligé de .l'épouser... Je n'ai qu'un espoir : si mon oncle me refusait son consentement... ce serait un excellent prétexte pour rompre et ça concilierait tout!

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