INTRODUCTION GÉOGRAPHIQUE XXIX
qui a en crtct 50 kilomètres de long sur une largeur moyenne de 2.500 mètres, et l'île Incoronata, qui est le prolongement de la précédente.
La ligne intérieure, séparée de la précédente par le canal di Me/zo, large de 12 kilomètres, et de la terre ferme par le canal de Zara, qui a en moyenne ime lieue de l.u-ge, est formée par deux îles principales, Uljan et Pasnian .
Dans l'ile d'Uljan, juste en face de Zara, s'élève le mont Saint-Michel, haut de 600 mètres, d'où on distingue la montagne d'Ancône.
Aux deux extrémités de la ligne se trouvent des îles de moindre importance, et dans le canal di Mezzo on voit les éléments d'une troisième ligne interrompue par de longues solutions de continuité.
Le groupe méridional commence au sud-est du promontoire formé par Les îles les monts Tartares : d'abord Zirona, Bua et Solta, qui forment comme °"'=""'"='l'avant-garde, puis quatre grandes îles parallèles qui se développent de l'est à l'ouest et sont séparées entre elles par des canaux qui ont de 4 à 1 2 kilomètres de largeur.
Ce sont, en allant du nord au sud, Brazza, île aux contours massifs, située en foce de Spalato et d'Almissa ; elle est sillonnée par deux chaînes parallèles entre lesquelles règne la dépression fertile de Neresi.
Lésina, longue de plus de 70 kilomètres, a des formes gracieuses et des paysages pittoresques; elle est accompagnée, à l'ouest, du groupe des Spalmadori, au sud de Torcola.
Curzola, remarquable par l'escarpement de ses côtes, n'est séparée de la presqu'île de Sabioncello que par un canal de 1.500 mètres.
Lagosta, plus au sud, est moins importante ; elle est de forme presque circulaire.
Plus au large, en avant de cette ligne, on trouve Lissa et les îlots qui en dépendent : le mont Hum au dessus du petit port de Comisa, dépasse l'altitude de 600 mètres.
Enfin à l'est, en face de la partie orientale de Sabioncello, Meleda, île allongée qui, en 1797, appartenait, ainsi que Lagosta, à la République de Raguse.
En continuant i suivre la côte vers le sud, on trouve une rangée de petites îles qui n'auraient aucune importance si, par leur disposition, elles n'encadraient la plus belle rade de l'Adriatique '.
Prolongement du port de Gravosa, cette rade, préser\'ée du vent de mer par les îles Pettini, Daxa, Calamotta, Mezzo et Giupana, peut donner asile aux flottes les plus nombreuses. Elle a une immense supériorité sur les magnifiques ports de Sebenico et Cattaro, c'est qu'elle présente plusieurs ouvertures diversement orientées et assez distantes les unes des autres ; il devenait ainsi impossible, surtout au temps de la navigation à voiles, de