MARGUERITE, SE RETOURNANT, SE MIT A CAUSER
La Dame aux Camélias. Sy
sûre qu'à cette heure un de ses domestiques rôde dans la rue pour voir qui sort, et surtout qui entre.
— Ah! cette pauvre Marguerite, dit Gaston en se met- | tant au piano et en jouant une valse, je ne savais pas cela, moi. Cependant je lui u À trouvais l’air moins gaidepuis quelque temps.
— Chut!
dit Prudence en prêtant l'oreille.
Gastons'ar j rêta. l ’appelle, je crois. ;
Nous écou- | tâmes. V4
En effet, une # voix appelait Prudence. Fo
— Allons.
messieurs, allez -vous-en, nous dit madame Duvernoy.
Ah! c’est commecela que vous entendez l'hospitalité, dit Gaston en riant, nous nous en irons quand bon nous semblera
— Pourquoi nous en irions-nous?
— Je vais chez Marguerite
— Nous attendrons ici.
— Cela ne se peut pas.
— Alors nous irons avec vous.
— Encore moins.
— Je connais Marguerite, moi, fit Gaston, je puis bien aller lui faire une visite.
— Mais Armand ne la connait pas.
— Je le présenterai.
— C’est impossible.
Nous entendimes de nouveau la voix de Marguerite appelant toujours Prudence.
Celle-ci courut à son cabinet de toilette.
Je l'y suivis avec Gaston. Elle ouvrit la fenêtre.
MARGUERILE, ASSISÉ DEVANT SON