SCÈNE PREMIÈRE ANGÈLE, SYLVIE
ANGELE, dans la coulisse.
Ne me répliquez pa.‘t!
SYLVIE, de meme.
Mai?, madame...
ANGÈLE, de même.
Vous èle.s une sotte!
SVLVIE, (le mi-mc.
Laisscz-moi vous dire..
ANGÈLE, de même.
Ah ! VOUS m’exaspérez! (Oa eotead aa grand brait de porcelaines brisées.)
SCÈxNE II
BEAUCRESSON, venant de la droite.
Qu’est-ce que c’est que ra?... Ce bruit! de la vaisselle brisée!... Je sais! je devine! c’est elle! c’est la compagne de mes jours!... (Au Public.) Figurez-vous... mais non, je neveux pas dire du mal de ma femme... c’est de mauvais goût! Figurez-vous qu’elle est insupportable! J’ai eu tort de dire ça... mais elle a bien le plus fichu caractère...
ANGÈLE, dans la coa tisse.
Plus un mot! ou, sinon... (On entend une seconde fois briser de la porcelaine.)
BEAUCBESSON.
Encore! décidément, je n’achèterai plus de porcelaines 1... il faut que je m’en sèvre! Kl le moyen do travailler au milieu de ce tintamarre Moi, qui préparais, pour ce soir, ma grande conférence sur/o?’arcférfc5/iiit/rcs... sur leurs mœurs, leurs habitudes et leurs rapports avec la société moderne! Les affiches sont faites... Je suis affiché! mais le fil de mes idées est rompu ! Cependant, je comptais sur cette conférence pour devenir une des gloires de l’Athénée... et ce sont les huîtres qui m’en auraient ouvert les portes! Allons continuer mon travail! (En regagnant sa chambre et comme s’il parlait h ses iiudiionrs:) «Oui, messieurs, ce n’est qu’à l’âge do trois ans que les huîtres sont en état... de devenir mères de famille... »
LA DAME AUX üinOFLÉES