‹ La Dame du second comedievaudeville en un acte par mm. Amedee De_Beauplan, Emile VanderbuchChapitre 19 sur 26 · CLARISSE ET GERVILLE · texte numérisé non relu

CLARISSE ET GERVILLE

Reste Restez “

C’est assez comme cela ; Quel malheur ce serait Si ta voix le réveillait t SI votre voix l’éveillait.

*“• CRIMADO.

Le folia , etc.

GERVILLE

Au nom du ciel, éloignez-vous, votre précipitation peut tout gâter.

CLARISSE

Mais parlez donc plus bas, M. Gcrville.

M"* GRIMAUD

Ah! Tocteur, m’éloigner?., quand je touche au ponheur... quand che puis lui dire : (Pariantz son mari endormi. « Atolphe, tu fus pieu sévère «enfers moi... ch’eus tes torts, il est frai... che • t’ai pieu tourmenté , niais partonnons-nous ré- »cibroquemcnt, et que les bleurs qui inondent mes baubières... »

CLARISSE

Maman , tu vas le réveiller...

GERVILLE

Madame , je vous en supplie , partez !

M“* UltlMAUD.

Attentez... attentez... che crqis qu’il rêfe... ah! si c’était de moi... (Elle écoute.) Je n’entends pas d’ici... il; y a un betit blace auprès de lui... che fais la prentre...

GEnVILLE.

Quelle imprudence!

‘(îfimjud d or ni Bill , ll“* Grimaud »ui If c Buapd , CltiiaBr, Gcv*iU».

M“* grimaud, assise sur le canapé où est Grimaud.

Chut! chut! égoutez...

grimaud , rêvant.

Comment? elle est ici?., ma femme ?..

M"* GRIMAUD, ravie.

Il parle de mou., oui, mon chéri, elle est ici... près de toi...

grimaud, toujours rêvant

Ah ! quel poids sur l’estomac !.. j’étoufle. m“* GRIMAUD, sc rapprochant.

Ah! mon Tien... ce paufre ami...

GRIMAUD

Otez, otez donc ça... (M at Grimaud se rapproche.) Quel cauchemar...

GERVILI.B.

Mais partez donc...

CLARISSE

Maman, maman.

M"* GRIMAUD

Réfeille-toi, réfeille-toi, c’est moi, c’est Alvonsine, Atolphe, mon cher petit Atolphe...

GRIMAUD, se réveillant dans la plus grande agitation.

Qui m’appelle?., que me veut-on?

M“* GRIMAUD

C’est moi... ta femme !

grim aud, hors de lui, se levant.*

Ma femme ici... quelle surprise! (A part) Ah ! mon cauchemar est expliqué !

M"*GR1MAUD

Che te refois, enfin , mon chéri , mon petit anche, mon atoré...

GRIMAUD

La voilà déjà qui m’engloutit sous un tas d’épithètes!

GERVILLE , bas à M"* Grimaud.

Je vous l’avais bien dit.

M"* GRIMAUD, sangtottant.

Eh ! quoi ! c’est ainsi que vous me recefez, après quatorze ans de séparation. Ah! ah!

c’est réfoltant !

( Elle pleure à chaudes larmes. )

GRIMAUD

Allons , bon , bon , bon , voilà que ça tombe !

M"* GRIMAUD

Fous êtes un monstre, un incrat, un intigne, un zans cœur.

GRIMAUD

Bien , bien , très bien , allez, ma bonne amie, allez! ah! voilà comme vous prétendez faire mou bonheur?

CLARISSE

Maman , je t’en supplie , calme-toi.

GRIMAUD, très surpris.

Maman ! elle a dit maman ! mais, alors, cette charmante enfant., c’est ma fille; ma fille que j’ai tant désirée ; voilà les exemples que vous lui donnez... hélas ! la pauvre petite est bien innocente de tout cela... aussi, je l’embrasse, elle... oui, je l’embrasse... (H l’embrasse à plusieurs reprises.) pour vous faire enrager; mais vous. Madame, vous... vous m’exaspérez, vous me révoltez, et puisque vous n’avez pas craint de venir ici troubler mon repos, de violer mon

M*' CrimBud, Ger’iUr, Giinaud, ClirnM.

domicile... je vous eide b place... oui , je fuis ma maison.

M“* GRIMAUD, en pleurant.

Ce n'est pas la maison que tu fuis, incrat homme , c'est la femme... la paufre femme !

GRIMAUD, très fort.

Tenez , tenez , voilà le débordement Je vous souhaite bien le bonjour.

( Fausse sortie , on le suit ) M m * GRIMAUD. *

Il s'en fa?., te crace, un seul instant, Atolphe! chc tentante, après quatorze ans d’eccil, de solicite, cinq minutes t'entretienbarticulier... (a loreille de Grimaud, avec expression.) pour uue chosse macheure.

GRIMAUD

Laissez-moi tranquille.

CLARISSE

Cinq minutes, mon père.

GERVILLE

Vous ne pouvez pas refuser cela, M.’Grimaud.

Eh bien... cinq minutes, mais pas une de plus.

M** GRIMAUD, dans le ravissement

Il gonsent, il agonsenti! allez mes en fans, che fous appellerai tout à l’heure, tout de suite.

Page 1