CLARISSE ET GERVILLE
Reste Restez “
C’est assez comme cela ; Quel malheur ce serait Si ta voix le réveillait t SI votre voix l’éveillait.
*“• CRIMADO.
Le folia , etc.
GERVILLE
Au nom du ciel, éloignez-vous, votre précipitation peut tout gâter.
CLARISSE
Mais parlez donc plus bas, M. Gcrville.
M"* GRIMAUD
Ah! Tocteur, m’éloigner?., quand je touche au ponheur... quand che puis lui dire : (Pariantz son mari endormi. « Atolphe, tu fus pieu sévère «enfers moi... ch’eus tes torts, il est frai... che • t’ai pieu tourmenté , niais partonnons-nous ré- »cibroquemcnt, et que les bleurs qui inondent mes baubières... »
CLARISSE
Maman , tu vas le réveiller...
GERVILLE
Madame , je vous en supplie , partez !
M“* UltlMAUD.
Attentez... attentez... che crqis qu’il rêfe... ah! si c’était de moi... (Elle écoute.) Je n’entends pas d’ici... il; y a un betit blace auprès de lui... che fais la prentre...
GEnVILLE.
Quelle imprudence!
‘(îfimjud d or ni Bill , ll“* Grimaud »ui If c Buapd , CltiiaBr, Gcv*iU».
M“* grimaud, assise sur le canapé où est Grimaud.
Chut! chut! égoutez...
grimaud , rêvant.
Comment? elle est ici?., ma femme ?..
M"* GRIMAUD, ravie.
Il parle de mou., oui, mon chéri, elle est ici... près de toi...
grimaud, toujours rêvant
Ah ! quel poids sur l’estomac !.. j’étoufle. m“* GRIMAUD, sc rapprochant.
Ah! mon Tien... ce paufre ami...
GRIMAUD
Otez, otez donc ça... (M at Grimaud se rapproche.) Quel cauchemar...
GERVILI.B.
Mais partez donc...
CLARISSE
Maman, maman.
M"* GRIMAUD
Réfeille-toi, réfeille-toi, c’est moi, c’est Alvonsine, Atolphe, mon cher petit Atolphe...
GRIMAUD, se réveillant dans la plus grande agitation.
Qui m’appelle?., que me veut-on?
M“* GRIMAUD
C’est moi... ta femme !
grim aud, hors de lui, se levant.*
Ma femme ici... quelle surprise! (A part) Ah ! mon cauchemar est expliqué !
M"*GR1MAUD
Che te refois, enfin , mon chéri , mon petit anche, mon atoré...
GRIMAUD
La voilà déjà qui m’engloutit sous un tas d’épithètes!
GERVILLE , bas à M"* Grimaud.
Je vous l’avais bien dit.
M"* GRIMAUD, sangtottant.
Eh ! quoi ! c’est ainsi que vous me recefez, après quatorze ans de séparation. Ah! ah!
c’est réfoltant !
( Elle pleure à chaudes larmes. )
GRIMAUD
Allons , bon , bon , bon , voilà que ça tombe !
M"* GRIMAUD
Fous êtes un monstre, un incrat, un intigne, un zans cœur.
GRIMAUD
Bien , bien , très bien , allez, ma bonne amie, allez! ah! voilà comme vous prétendez faire mou bonheur?
CLARISSE
Maman , je t’en supplie , calme-toi.
GRIMAUD, très surpris.
Maman ! elle a dit maman ! mais, alors, cette charmante enfant., c’est ma fille; ma fille que j’ai tant désirée ; voilà les exemples que vous lui donnez... hélas ! la pauvre petite est bien innocente de tout cela... aussi, je l’embrasse, elle... oui, je l’embrasse... (H l’embrasse à plusieurs reprises.) pour vous faire enrager; mais vous. Madame, vous... vous m’exaspérez, vous me révoltez, et puisque vous n’avez pas craint de venir ici troubler mon repos, de violer mon
M*' CrimBud, Ger’iUr, Giinaud, ClirnM.
domicile... je vous eide b place... oui , je fuis ma maison.
M“* GRIMAUD, en pleurant.
Ce n'est pas la maison que tu fuis, incrat homme , c'est la femme... la paufre femme !
GRIMAUD, très fort.
Tenez , tenez , voilà le débordement Je vous souhaite bien le bonjour.
( Fausse sortie , on le suit ) M m * GRIMAUD. *
Il s'en fa?., te crace, un seul instant, Atolphe! chc tentante, après quatorze ans d’eccil, de solicite, cinq minutes t'entretienbarticulier... (a loreille de Grimaud, avec expression.) pour uue chosse macheure.
GRIMAUD
Laissez-moi tranquille.
CLARISSE
Cinq minutes, mon père.
GERVILLE
Vous ne pouvez pas refuser cela, M.’Grimaud.
Eh bien... cinq minutes, mais pas une de plus.
M** GRIMAUD, dans le ravissement
Il gonsent, il agonsenti! allez mes en fans, che fous appellerai tout à l’heure, tout de suite.