OFFENBACK, M- GRIMAUD , G ER VILLE
CLARISSE
OFFENBACK, en pleurant.
Ah ! Madame du second, voilà bien une autre affaire! M. Grimaud dit que je suis complice de M . Gerville pour la dame du second, quand je ne me doutais seulement pas que la dame du second c'était M m * Grimaud, et il vient de me chasser... ( En pleurant) C’est ça qui est drôle !
GERVILLE, très gainent.
Oh ! que c’est heureux !
OFFENBACK.
Comment ! c’est heureux qu'il me mette sur le pavé , M. Gerville ?
GERVILLE
Sans doute, c’est un moyen qu’il donne à sa femme de montrer de l’autorité. Tu restes.
OFFENBACK.
Je reste ?
M"* GRIMAUD, avec assurance.
Eh bien ! foui , tu restes, mon carçon, cbe te prends sous ma protection , et je te promets une Gratification. Ah ! ah!
GERVILLE
Bravo ! bravissimo.
CLARISSE
Et où est-il dans ce moment-ci , ce paurre père, M. Offcnback?
OFFENBACK.
Il est toujours sur l'escalier, avec ses malles, ses paquets...
GERVILLE, allant mettre les verrou*.
Sur l’escalier?.. Eh bieu ! qu’il y reste. (On entend frapper.) Il était temps !
( On frappe de nouveau.)
GRIMAUD, en dehors*.
Gerville, ctes-vous là? Gerville! (Il frappe encore.) Clarisse, nia fille !
CLARISSE
Il m'appelle ! et ne pas lui répondre !
GERVILLE
Pas un mot !
GRIMAUD, appelant.
Offenback, Offenback.
GERVILLE, bas à Offenback.
Réponds.
OFFENBACK, d’une grosse voix.
Qu’est-ce qui est là ?
* lime Grimaud. Offenback, Gerville, Claris**. t.n drui pre
■niera a n»ucK« du «pectatrur. préa la porta ; Ira dru* damier* à droit*.
CUUAUD.
l'arbleu! c'est moi, M. Grimaud, iuibérille!
ouvre vile, je veux parler à ma fille , je peux bien parler à ma lille, peut-être.
GERVILLF., soufflant Offenback.
Ces dames sont à la campagne.
OFFENBACK, répétant
r es dames sont parties pour la campagne.
Mauvais plaisant ! Mais, toi , par quel hasard n’es-tn pas encore parti?
OFFENBACK, soufflé par Gerville.
Je reste, je garde ma place... c’est la volonté, de M“* Grimaud...
GRIMAUD
La volonté de M“* Grimaud? M"* Grimaud a une volonté ?
OFFENBACK, en riant.
C’est ça qui est drôle.
GRIMAUD
Ah! ça, décidément, vous ne voulez pas m’ouvrir?.. Non?.. Je vous préviens que je vais me porter aux plus grands excès... D’abord, je vous somme de me donner ma robe de chambre... *
M ml GRIMAUD.
Oh ! Tocteur, sa robe de chambre !
GERVILLE
Non!
GRIM AUD , très fort.
Ma robe de chambre ! sacrebleu !
M"* GRIMAUD, très effrayée.
Ses menaces me font trempler... fous ne le connaissez pas comme moi... il est d’une flolence... Oufrez, oufrez...et rabeiez-le!
Moins que jamais. Vous voyez bien que déjà il demande à parler à sa fille , qu’il cherche à se rapprocher ; il faut tenir bon.
offenback , qui écoute à la porte et regarde par le trou de la serrure.
Il n'est plus là.
M"' GRIMAUD
Qu’est-il devenu ?
gerville, ouvrant la fenêtre.
Serait-il descendu dans la cour ? Je ne vois personne...
offenback.
Je crois qu’il est monté au second.
GERVILLE
Envoyez-lui sa robe de chambre par Offenback , c’est tout ce que je permets pour le moment, et, nous, ue perdons pas de vue que voici l’heure du rendez-vous avec votre avoué pour la succession. Sortons. Que mademoiselle Clarisse reste sous clé jusqu'à notre retour, cela laissera encore le temps à M. Grimaud de faire quelques bonnes réflexions.
M"* GRIMAUD
Ah ! tocteur ! quelle confiance il faut que j’aie en vous !
CLARISSE
Ne sois pas long-temps absente , chère maman.
M“* grim aud.
Ah ! che voudrais être décha refenue. (Gerville donne le bras IM" Grimaud; Offenback