‹ La danse devant le miroir, pièce en trois actesChapitre 62 sur 64 · RARE AIS · texte numérisé non relu

RARE AIS

ter le délire dans mes yeux? Sotte Louise qui - prétend qu ’entre deux amoureux s’élève un double miroir qui rend à chacun sa propre image... On sérait seuls alors ?... Seule, moi, dans tes bras ?... Seul, toi, dans les miens ?... Rions!... Non! L’instant est sacré. Nous sommes deux créatures qui se livrent le mystère de leurs âmes... Je veux te laisser le plaisir d'explorer la mienne ! tu n’y découvriras … que des trésors d'amour... La tienne, enfin, je la pénètre... Tu me chérissais tellement que ta * bouche se refusait à exprimer les sentiments d’un . fiancé quelconque... Me faire la cour comme un - brave garçon qu'aucune fatalité n’opprime t'a paru à d’une banalité navrante.. Tu as voulu porter un

idéal écrasant pour la faiblesse humaine... : Tes , épaules ont fléchi... Mais il n’est pas donné au pre- … mier venu de succomber sous de trop hauts désirs.

L'idéal, lorsqu'il meurtrit un front, y laisse un … rayon... Tu es beau! Beau par ton orgueil, ton - martyre, ta défaite... Tu révais deux choses qui n’allaient pas ensemble : te tuer pour m’éblouir et vivre pour m'avoir. Eh bien, ne meurs pas... Tu

m'éblouis quand même et tu m’as!... (Leurs lèvres : s'unissent dans un long baiser.)

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