‹ La danseChapitre 38 sur 78 · TRA VKRS LES AGES · texte numérisé non relu

TRA VKRS LES AGES

et dix-huit ccnu bah liaient ouverts tous les jours > .1 Paris,

Je Paris pmdani lu Rnvliition.

M. Henry l'oumwm, le tableau de Mercier, Us Buis à la viclhiu. Ias

\ d'Mpj.sie. Les bras nus, le sein découvert, les

iveux tournés en nattes autour de leur tc'te,

levant des bu»te!k anii(|ucs i^ue lo coiffeurs à la mode achèvent leur ouvrage.

" Il • inps que la chemise «.-st bannie et remplacée par un corset en tricot

l.N UAL Ut SOCibTb Sol S l.i: l'Iti'.MIEK bMIMHK I)aprc> une ur.ivurc en >:i>ulciir> «II- Iln-in. ( liiHflh,jiu- iij/i..h i/<- i

de soie couleur de chair, qui colle sur la taille.... Voii.\ ce que l'on appelle être vêtue ù la sauvage. »

« Croira-t-on, dans la postérité, raconte Mercier, que des personnes dont les parents étaient morts sur l'échafiiud avaient institué non des jours d'affliction solennelle et commune où, rassemblées en habits de deuil, elles auraient témoigné leur douleur sur des pertes aussi cruelles, aussi récentes, mais bien des jours de danse où il s'agissait de valser, de boire et de manger .\ cœur-joie! Pour être admis au festin et à la danse, il fallait exhiber un certificat comme quoi l'on avait perdu un père, une mère, un mari, une femme, un frère ou une sœur sous le fer de la guillotine. Li mort des collatéraux ne donnait pas le droit d'assister ^ une p.ireille fête.

i./cs iii:iurs hi: i. i /m v.s/-; Mnit/CRXf:.

iH-

|)apri-> iino Lrraviirc de nchiicourt. ( fiiMfVi/Wjiif luiln^irili:.)

« D'nillcurs on danse partout. On danse aux Carmes où l'on égorgeait; on danse au noviciat des Jésuites; on danse au couvent des Carmélites du Marais; on danse au séminaire Saint-Sulpicc; on danse aux Filles de Sainte-Marie; on danse dans trois églises ruinées de ma section et sur le pavé de toutes les tombes que l'on n'a point encore enlevées.

« On danse dans chaque guinguette des boulevards, aux Champs-Hlysées, le long

des ports. On danse chez Ruggieri, chez Lucquet, chez Mauduit, chez Wenzel, chez

Montausier. Il est des bals pour tous les états. Danser est peut-être une façon d'oublier. »

« Sous le Consulat, nous ne relevons au théâtre qu'un ballet, en un acte, Lucas

fl Uiitrclk, donné à l'Opéra le .^ juin ittro, dansé par Goyon, \'estris et Mme Gardel.

C'était l'œuvre du compositeur Milon, qui devint maître de ballet de iMi.i à iHir',

et auquel, outre Z.//r<7^ <•/ Laitnltc, on doit le Rdoitr d'Ulysse, les Sauvages de la mer du

Sud, Pygmalion, Hero et IJandre, les Noces de Gamache, Clary, les Fiancés de Caserte,

F Échange des roses, la Promesse de mariage, Nina, F Épreuve villageoise ex le Carnaval deï'enise.

Sous l'Empire, il est certain que la danse ne brilla point d'un très vif éclat, on le

conçoit aisément. Cependant M. Nuitter, le savant bibliothécaire de l'Opéra, nous fait,

au sujet des danses de ce temps, de curieuses révélations.

LA D.W'SE A rnAVI^liS Ll.^ AUL-^

>ian%cuni se borne le pliis souvent à soutenir

irprcnji) Jansc, les hommes aient

k-s teniiii». Cela est arrivé pounant,

viu tem|»s Jes Vcstris, mai* à une époque de ploirt

luvur» n'éidient pas efféminées. C'était au commencement de

lEmpirc. Ix djuscur Dupon brillait alors; ses appointements étaient é-gaux à ceux des

prwnûtr. cli.»ntcurs; pour tenir son rang, il avait Ocioo francs de loyer; sa table lui en

• autant, son cabriolet 2c>o«i. Quand il dansait, on faisait augmenter la garde ordi-

tu jtiircli>>\ autant non «ctilenKHt n)ilit.iire où, ci

I A VKILI.K DE LA IIATAII.I.E Dapré!» une lithuKrapliic Je Kallct. ( IHHfilhi^ue ttJlioHJU.)

nairc de cinq hommes de cavalerie. On coulait son buste en bronze, et, ne se contentant p.is d'interpréter les œuvres des autres, il prétendait composer des ballets. Il semble que ce ne soit pas là une affaire d'Htat et qu'il n'y eut qu'à voir si ses ballets valaient ceux de ses confrères. Mais il n'en était pas ainsi, et de Lyon, le ao germinal an xii, Napoléon prend la peine d'écrire à Cambacérès qu'il lui paraît inconcevable de laisser faire des ballets à Duport. « Ce jeune homme n'a pas encore un an de vogue. Quand on réussit

• d'une manière aussi éminentc dans un genre, c'est un peu précipité que de vouloir

• enlever ceux des gens qui ont blanchi dans ce travail. » lorsque le souverain, au milieu des soins du gouvernement, est si bien au courant des succès d'un danseur et a le temps de s'occuper si sérieusement d'une question de chorégraphie, il n'y a qu'à s'incliner une fuis Je plus ik-v.int l'empire tout-puissant de la mode. »

Li:s Di:iirTs m-: i.\ nwsi: moiuîhs/-:

Bonaparte, du reste, parait avoir fait cas de tout temps de l'art de la danse.

Dans une nt)te du général en chef de l'expédition d'Éjîypte, à la suite de l'é numération des objets de toute sorte qu'il réclame pour le corps expéditionnaire, canons, fusils, vivres, etc., on trouve cette mention : « Une troupe de ballerines'. »

A l'occasion du mariage de l'empereur et de r a rc 11 i d u c h e s s e M a r i e- Louisc d'Autriche, un b.;.

eut lieu à \'ienne, dans les salons de la redoute impériale. Les invités, au nombre de six mille, y entrèrent en domino et sous un déguisement décent, avec ou sans masque ; on pouvait paraître en frac élégant, ou bien en liabit hongrois sans éperons. On avait lait construire dans une salle un temple magnifique; au milieu, on voyait un génie appuyant la main gauche sur les armes de France et d'Autriche, et les couronnant de lauriers. Deux autres génies sur le fronton tenaient des écussons surmontés de couronnes impériales avec les chiffres de Napoléon et de Louise. L'empereur, l'impératrice, l'archiduchesse Marie-Louise, la famille impériale et l'ambassadeur français parurent dés le commencement du bal.

Parmi les ballets de l'Empire, nous signalerons les Filets de Vitkaiii, de Blache, représenté à l'Opéra le :; juin 1806. Ce ballet, qui avait été déjà donné à Lvon, où Blache était maître de danse, eut à Paris un très grand succès.

I. Fait rapporté par le journal riUnslnilioti, dans son numéro de décembre iflt^.

i m; Li;i,i)S i)i: UA.NSii suis i.r. i'Ui.miuk iimimiu: Uaprùs le i.ibltau aKniilc Aa.-iiii.

Page 1