Gestes de la mimique funèbre. — Ils sont un exemple
frappant de la transformation en un mouvement abstrait, purement décoratif — donc orchestique, — d'un geste concret. Très anciennement (vases du Dipylon et vases de Corinthe) (8, 9) les pleureuses s'arrachent les cheveux et s'égratignent le visage, pendant l'exposition du mort et les cérémonies de rcnsevelfssenient. Peu h peu la gesticulation funèbre se fait moins violente. Dès le v* siècle elle n'est plus qu'un simulacre des usages barbares auxquels Solon avait tenté de mettre ordre par un décret. On trouvera plus loin (363 à 370) une étude des gestes propres aux danses funèbres.