‹ La danse grecque antique d'après les monuments figurésChapitre 23 sur 166 · Geste de Tathlëte qui se frotte avec le strigile ou · texte numérisé non relu

Geste de Tathlëte qui se frotte avec le strigile ou

geste de rApozyomène. — Couvert de sueur et de poussière mêlées à Fhuile dont il s'est enduit, l'athlète, après les exercices de la palestre, nettoie sa peau en la raclant. Ce geste, que Lysippe paraît avoir introduit dans l'art, au iv' siècle, n'est pas toujours facilement reconnaissable. La disparition du petit instrument qui l'expliquerait, cause l'incertitude.

49. Geste de l'athlète qui ceint son front dune bandelette. —

Voici encore un geste concret que l'absence de l'accessoire peut laisser obscur. Le Diadumène (fig. 7) a parfois tout l'air d'un danseur.

Gestes concrets devenus gestes décoratifs. 50. Geste du bras courbé au-dessus de la tête. — Pot-

tier constate ' que ce geste, au v° et au iv* siècles, exprime Ténergie et la lutte (métopes d'Olympie, Parthénon, Théseion, Mausolée d'Halicarnasse, etc.), et que, détourné de son sens primitif, il est devenu, dans l'art hellénistique, le geste de la mollesse et de l'abandon, ou même celui du suprême repos. Il n'est plus alors qu'une convention décorative, pleine d'élégance, mais parfois assez peu logique : il est certain qu'un dormeur ne tient son bras courbé au-dessus de sa tête que si un support lui permet de garder cette position instable. Or tel n'est point le cas du Faune de Munich, appesanti par l'ivresse, ni du Satyre" de Naples. L'Ariadne du Vatican est conçue dans un équilibre un peu moins inquiétant,

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