‹ La danse grecque antique d'après les monuments figurésChapitre 34 sur 166 · MM · texte numérisé non relu

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Fig. 25.

Fig. 26.

chronophotographie sur plaque fixe, montre un coureur, au milieu de sa course, effectuant un saut de la jambe droite sur la jambe gauche. L'image 2 de cette figure correspond à un des moments de la période de suspension.

Les figures 27, 28, 29, 30 présentent le coureur pendant les trois premiers sauts de sa course. La figure 27 correspond au départ; on y voit le coureur porterlen avant le poids du corps et en même temps fléchir le genou droit, comme un ressort, pour prendre Télan nécessaire au saut de la jambe droite sur

Fig. 27.

de la marche (fig. 11), on voit que dans la course « les appuis des pieds sont séparés entre eux par une période dans laquelle aucun des pieds ne touche le sol, et qui est la période de suspension (Marey, le Mouvenienty p. 7).

En d'autres termes, la course se compose d'une succession de sauts en longueur et al ternatifs, d'un pied sur l'autre (74).

La figure 26, reproduction linéaire d'une

Fig. 29.

Fig. ::o.

la gauche .

Figure 28 : moment de la période de suspension correspondant à ce saut. La jambe gauche va retomber sur le sol et se détendre pour lancer le corps en Tair ^

Figure 29 : deuxième période de suspension, correspondant au second saut effectué de la jambe gauche sur la jambe droite.

Figure 30 : préparation, par détente de la jambe droite, du troisième saut, de la jambe droite sur la jambe gauche.

70. Dans la course, plus encore que dans la marche, Y opposition des bras et des jambes (63) se produit instinctivement, on pourrait dire : mécaniquement. Les images précédentes le prouvent et se passent de tout commentaire.

71. Elles suffisent aussi à montrer quelques-uns des aspects multiples de la course. Les images 1 et 3 de la figure 26 et la fig. 30 s'éloignent singulièrement de la formule par laquelle les dessinateurs modernes la traduisent. Cette formule, qu'ils ne varient guère, et dont le type fondamental se trouve dans la figure 27, n'est pas inexacte en soi. Elle correspond à un moment réel de la course, mais elle est souvent dénaturée dans les détails. En tout cas elle est trop exclusive et sa monotone répétition tendrait h prouver que nos artistes ne savent pas voir ni démêler les moments (282) divers de la course.

Les anciens observaient mieux. L'éducation de l'œil chez leurs artistes était très développée. Marey a le premier signalé quelle remarquable analogie on peut établir entre les coureurs peints sur les amphores panathénaïques du v° et du iv° siècles et les coureurs dont ses appareils ont analysé les mouvements.

72. Le saut. — Trois images chronophotographiques suffiront à justifier Fidentification affirmée plus haut (69) entre le saut et la course. Les figures 31 et 32 représentent : la première (fig. 31), un sauteur au moment où la détente du jarret va le lancer en l'air; la seconde (fig. 32), le même sauteur pendant Xn période de suspension (69). La figure 38 représente également un moment de la suspension.

Le saut effectué est un saut en hauteur et en longueur, qui ne

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