Positions dyssymétriques des bras. — Les deux
bras prennent, de chaque côté de l'axe du corps^ des positions dissemblables.
Chacune de ces positions dyssymétriques a nécessairement double forme, ainsi quon le s^oit par la figure double 95, A et B, On a jugé inutile d'indiquer la seconde forme des positions représentées par les figures 96, 97, 98, 99, 101.
Fig. 95, A et B : Un bras haut, un bras étendu.
Fig. 95.
Fig. 9G : Un bras arrondi devant la poitrine, un bras ouvert horizontalement.
Fig. 97.
Fig, 97 ; Une main à la hanche, un bras haut. Fig. 98 : Les deux bras du même côté, arrondis. Fig. 99 ; Un bras arrondi haut^ un bras arrondi bas.
TECHN1QUK DE LA DANSE.
Les positions d*Arabes(jue des bras sont des positions €l y ssy métriques qu'on troNÇfera figurées plus loin (170^.
Fip. 98.
Fig. aa.
116. Souvent la danseuse joue avec ses jupes y quelquefois avec des écharpes ou d'autres accessoires. On comprend que ces ard/ires donnent naissance à de très nombreuses positions des bras* A titre d^ewemplesy les figures 100 et 101 montrent : la première, une
FÎK. 100.
Fig. 101.
position symétrique y la seconde y une position dyssy métrique ties bras qui relèvent la robe. Les positions des bras occupés rcnd-cnt toutes, par analogie, dans les positions des bras libres.
117. Nos danses ctaiit gymiiastiques bien plus qu'iniitatives, lo port des bras y est pour ainsi dire systématisé. Les images 88 à 101 en témoignent. Les danses grecques, au contraire, sont avant tout plastiques et mimétiques, et la tenue des bras y comporte toutes les nuances du geste décoratif et expressif. Cette orchestique, au rebours de la nôtre, est presque toujours un langage.
El) relevant, sur les monuments, les types prinoîpnux des positions des bras, nous ferons abstraction du sens que ces positions pouvaient avoir et de leur valeur mimétique. Nous supposerons que toutes sont purement gymnastiques et décoratives, et nous les grouperons en deux séries analogues aux précédentes (114, 115).
118. Les danseurs grecs ne tiennent pas autant que les nôtres il ce que les brus soient constamment arrondis. Ils ne craignent pas de les raidir, de les casser ii angles brusques, de les contourner parfois de la manière la plus bizarre. Il est vrai que, dans les dauses nobles, ils préfèrent toujours les courbures élégantes, et il n'y a rien d'incrovnble ii ce que les plus grands maîtres de la sculpture aient clicrché des inspirations auprès d'eux.
A considérer les bras des femmes, dans la frise des Panathénées, on constate que Phidias a observé un<! règle toute semblable il celle qui a été énoncée plus haut (113). Les bras de ses Athéniennes ne tombent pas, par leur propre poids, le long du corps. Ils sont légèrement soutenus; ils dessinent un arc très ouvert, et rompent l'uniformité des longs plis verticaux, parallèles, qui se creusent en tuvautage du haut en bas de la tunique.
119. La main du danseur grec est presque toujours active. Klle ne se contente pas d'un rôle passif, comme celle de nus danseurs (113), Principal interprète du langage mimique, elle prend, par l'extension de la ehironomie (144), une importance souveraine dans l'orchestique grecque.