‹ La danse grecque antique d'après les monuments figurésChapitre 51 sur 166 · Cf. figure 5S · texte numérisé non relu

Cf. figure 5S

TECHNIQUE DK LA DANSB.

143- Geste qu'on pourrait qunlifier G. Iiachique, ciir il est ropre aux Satyres, aux Ménades, aux compaguons du Kômos, en n mot il tous les bacchnnts. Son aspect caractéristique est suffi-

Fig. na.

samment indiqué pur les figures 158, 159, 160. C'est une position grotesque dans laquelle la main, qui est tenue basse, est souvent retournée, pouce on haut (fig. KiO).

143' Ou trouvera plus loin divers types de positions symétriques et de positions dyssymi^triques des bras, spéciales à certaines danses do caractère {fig. 171, 178, 179, 180, 181, 4(:0 à 480, ctc.)-

144. La Chlronomie . — I.a danse grecque étant essentiellement une II imitation », on conçoit que la main, auxiliaire indispensable de la mimique, y soit presque toujours active. Tondis que, chez nos danseurs, elle s'inscrit simplement dans une courbe gracieuse (llil), dans l'orchestique des anciens elle se fait plus indépendante, les doigts eux-mêmes deviennent les interprètes de ce

POSITIONS DES nRAS.

langage compliqué, dont la clef est perdue, mais dont il nous reste un grand nombre de signes.

Le mot chironomie, qui finit par désigner la pantomime, avait originairement un sens plus restreint et très net. Platon et Xénophon s'en servent pour caractériser les mouvements propres à la main, en leur attribuant toutefois une certaine valeur comme signes. yetpovojjLta, c'est le jeu des mains, Télément imitatif introduit dans la danse dès les premiers temps, et qui peu à peu se développera au point de prendre le pas sur tous les autres. Alors le danseur deviendra c/wrosophe (ysipoTO'^o;), capable de tout exprimer avec la main, de tout dire sans parler et de tout faire comprendre.

L'étude de la chironomie ne rentre pas dans notre cadre, qui exclut les éléments imitatifs de la danse. Nous signalerons seulement quelques positions de la main et des doigts qui, indépendamment de leur sens mimétique — lequel nous échappe, — offrent cet intérêt qu'elles sont liées à des positions des bras tout à fait spéciales.

145. Observons tout d'abord que lorsque la main du danseur grec a un rôle simplement passif et décoratif, sa tenue se rapproche beaucoup de la t(^îue moderne :

les doigts sont groupés sans se serrer , arrondis ; le médius s'oppose au pouce (fig. 161, 155). Ces belles danseuses en bronze, trouvées à Herculanum, sont précieuses par le rendu des détails. Peu de monuments figurés nous renseignent aussi bien sur le rôle plastique de la main et des doigts. Il semble que, sur la figure 138, la main gauche de la danseuse s'ouvre pour (( parler », et que nous assistons à la transformation de la main passive en une main active.

FIjr. ICI.

Fig. lC-2.

146. Un des types les plus anciens de la chironomie est celui de

Pig. 163.

la main plaie, dont la paume est tournée en dehors (fig. 129, 162, 163, 164). Main plate, horizontale (fig. 165).

*•'•?• 16*. Fig. 165.

147. L index détaché des autres doigts devient, a partir du iv® sic-

Fig. ICH.

Fig. 167.

cle, un des motifs préférés de la dactylologie (fig. 166, 167, 168, 169). Il est intéressant de rapprocher de la charmante figure peinto

(fig. 170) un bronze de l'époque romaine (Gg. 171), qui eu est comme la caricature.

148- La main élevée à la hauteur du front ou des yeux parait être un geste propre aux bacchants, au v* et au iv° siècles. Elle est fermée rarement (fig. 172). La figure 164 montre une main plate

au-dessus du front, paume en dehors. La figure 173 peut être considérée comme le type moyen de la formule. Les figures 174 et 175 offrent cette particularité que dans la main élevée, l'index est

détaché des autres doigts (147). lien est de même dans la figure 176, qui représente une hiérodule de l'époque hellénistique, et montre

Fig. 174. Fig. 175.

la diffusion et la transformation du geste. N'est-il pas reconnaissable encore dans la figure 177?

Fig. 176.

Fig. 177.

Fig. 178. Fig. 179.

149. Les figures 178, 179, 180, 181 reproduisent des Positions exceptionnelles de la main et des doigts, appliquées à des danses

de caractère. Le geste exécuté par la main droite des quatre bons-

Fig. 180.

Fig. 181.

hommes de la figure 277, et par la main gauche du danseur représente par la figure 278, est purement grotesque.

150. Réduites à celles que le danseur peut prendre sans que les jambes aient à se mouvoir^ les Positions du Corps sont au nombre de cinq. Mais deux d'entre elles sont doubles.

1. Corps d'aplomb (fig. 182/ Cette Position^ qui est celle du reposy exige cependant que les reins du danseur soient soutenus et très légèrement cambrés. En d'autres termes, le danseur doit se tenir droit et ferme ^ sans raideur ^ et faire saillir un peu la poitrine.

2. Corps penché de côté (fig. 183/ Cette Position est double : le Corps peut pencher à droite ou à gauche. La figure 183 montre le Corps penché à droite.

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