‹ La danse grecque antique d'après les monuments figurésChapitre 58 sur 166 · Combinaison des Positions entre elles. — Nous · texte numérisé non relu

Combinaison des Positions entre elles. — Nous

venons d'énumérer les Positions des Jambes, les Positions des Bras, les Positions du Corps, les Positions de la Tête, en les supposant indépendantes les unes des autres. Dans la pratique il n'en est pas ainsi. Elles ont entre elles des corrélations multiples et de leurs combinaisons résultent les Positions d'ensemble du corps tout entier. Mais toutes les combinaisons possibles * ne sont pas également

1. Si l'on compte pour deax les positions doubles — c'est-ù-dire : pour les positions des jambes, la III, les trois IV, la V (96); pour celles des bras, toutes les positions dyssymé triques mentionnées (115); pour les positions du corps et de la tète, celles qui sont marquées 2 et 3 dans l'exposé précédent (150, 158), — on obtient la liste suivante :

Poèitions des jambes ^ fondamentales, sur la plante = 13\

— grandes et demi positions = Sf

— sur la demi pointe = 13i ^^ *'* sur lu pointe = 13j

Positions des brasy symétriques = lOi «^

— dyssymétriques = 20)

Positions du corps = 7 .

Positions de la tête . = 7.

bonnes; un grand nombre d'entre elles n'ont qu'un intérêt purement gymnastique et l'art du danseur les exclut : elles ne sont pas eurythmiquesy auraient dit les Grecs.

167. On a indiqué (^63, 70j quel rôle mécanique /opposition joue dans la Marche et dans la Course^ quels contrastes se produisent entre l'allure des jambes et V allure des bras. Ces phénomènes instinctifs sont l'expression même des lois de l'équilibre. Or le danseur échappe d'autant moins aux nécessités de cet ordre que l'amplitude factice de ses mouvements l'oblige à chercher plus d'aplomb. L'opposition entre les différentes parties du corps, c'est-à-dire la répartition habile du poids et de l'effort par le moyen des contrastes, paraissait à Noverre, le rénovateur de la danse au siècle dernier, une des conditions essentielles de la stabilité et aussi de la grâce orchestiques. Et en effet, par un instinct sûr, les danseurs exercés ont de tout temps mis en pratique les conseils dont Noverre a été le premier à donner la formule, mais que la nature a toujours dictés.

Il est clair que l'Opposition dans la danse ne saurait se réduire à des moyens purement mécaniques, semblables à ceux que le mar^ cheur et le coureur emploient. Le principe est le même; les applications en sont très différentes. L'Opposition, dans la danse, est soumise aux lois d'une technique spéciale et d'une esthétique raffinée.

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