L'Entrechat Quatre, dont la
figure 317 donne la projection horizontale^ peut être suivi dans ses
différentes phases sur la belle ana- ^ V
lyse chronophotographique de la planche III,
Image 1 : Préparation : F, gauche devant^ et Plié des deux genoux^ pour sauter (7o);
Image 2 : détente des genoux; les pieds de la danseuse se dressent sur les Pointes, avant de quitter le sol;
Im. 3 et ^ : deux moments de la période du saut ou de suspen^ sion; ils correspondent au croisement des pieds qui constitue l'Entrechat;
Im. 5 : ce moment appartient encore à la période de suspension; les jambes après avoir croisé — ou Battu — se séparent avant de retomber;
Im. 6 : la danseuse retombe sur les Pointes, en F, gauche devant, qui est la Position initiale;
Im. 7 : les talons s'abaissent ; les deux genoux plient, pour sauter de nouveau. Cette image 7 reproduit exactement l'image 1 et ouvre une nouvelle série de six images dont les moments correspondent tous aux moments de la série précédente. On a : im. 7 = im. 1 ; im. 8 = im. 2; im. 9 = im. 3; im. 10 = im. 4; im. 11 = im. 5; im. 12 = im. 6.
De même l'image 13 correspond à l'image 1 et ouvre une troisième
série de six images dans laquelle im, 13 = im. i; im. 14 =im, 2; im. 15 = im. 3 ; im. 16 = im, 4; im. 17 = im. 5; im. 18 = im. 6.
Dans chacune des trois séries la Préparation occupe une image; le soulèvement sur les Pointes, également une image; la période de suspension emploie trois images , dont les deux premières sont deux moments du Battu; le retombé sur les Pointes, enfin, est exprimé par la sixième image.
Bien que ces trois séries soient semblables, il nous a paru intéressant de les juxtaposer. Elles sont le résultat d'une expérience unique pendant laquelle la longue pellicule sensible* qui se déroule en arrière de l'objectif y a enregistré les Entrechats successifs exécutés par la danseuse et enchaînés sans temps d'arrêt. Or l'appareil chronophotographique divise les mouvements en moments isochrones. De là une constatation digne de remarque : nos danseurs en arrivent à une si exacte notion du temps, à un si parfait isochronisme dans leurs mouvements, ' que les 18 images de la planche III j non seulement se groupent en trois séries égales cor resjwndant aux trois Entrechats battus en temps égaux, mais encore sont semblables entre elles dans l'intérieur des trois séries consécutives.
252. Bien que la question du rythme dans la danse soit en dehors de nos préoccupations actuelles, nous pouvons généraliser l'observation précédente : l'isochronisme dans les mouvements, et j}ar suite la succession isochrone des temps forts, est, sinon une loi, du moins une habitude constante dans la danse française moderne. Il en résulte une certaine monotonie rythmique : nous nous demanderons plus tard si Vorchestique grecque n'a pas connu d' autres procédés du rythme.
253. Nous bornerons aux Entrechats précités l'étude sommaire de ces Pas Battus; il y a encore des Entrechats Cinq, des Entrechats Six, des E. Sept, des E. Huit, etc. Le nombre des passes de l'Entrechat dépend de l'habileté du danseur.
254. Les Assemblés (243) et les Changements de Pied (245) manquent de moment caractéristique (225). lis sont donc intraduisi-