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ACTE III

LA REINE, dune voix un peu brève.

Non, c'est toi, plutôt, qui semblés fâché, 3 demandais cela, c'était pour savoir l'heure, jarce que je priais, sans doute, à ce moment.

Donald fond en larmes.

onald, voyons, qu'as-tu? je parle gentiment.

Très émue, 5 t'aime. Il ne faut pas que mon bien-aimé pleure.

Le berçant.

ai, depuis hier au soir, moi-même, tant souffert...

est comme un grand pays que j'aurais découvert.

u milieu de la nuit, je me suis réveillée,

î tic-tac de l'horloge emplissait la maison.

entendais, sur le toit, la girouette rouillée

§mir au vent, et, loin, très loin, dans les hauteurs,

Crier les oiseaux migrateurs.

Vingt fois, j'ai recommencé ma prière,

Ne sachant plus où j'en étais.

)udaiii, il me parut qu'on poussait la barrière ' C'était toi qui sortais...

250 LA DAUI'HINE

DONALD

Oui, je pensais : « Là-haut, elle veille, elle écoute. »

LA REINE

Et ton pas courageux a sonné sur la route.

DONALD

Dehors, tout était noir.

LA REINE

Je me disais : « Jamais, ils ne pourront se joindre. *

DONALD

Nous nous sommes joints sans nous voir.

LA REINE

Un coq chanta. Le jour pourtant tardait à poindre. Je tremblais, mais mon cœur conservait un espoir.

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