ACTE PREMIER
Le cadeau n'est pas de ton âge.
a de quoi surprendre une dame d'atour, ;is toutes les grandeurs sont dans ton apanage, A partir de ce jour.
Je veux qu'en te voyant tout le monde comprenne.
Je vais avoir Tair d'une reine.
LA COMTESSE
Justement.
Oh ! cher collier de ma maman !
Donnez, que je l'embrasse !
LA COMTESSE
Ta mère, mon enfant, prêtait à ce collier
Plus de vertu qu'un chevalier
N'en reconnaît à sa cuirasse.
i 11 est beau, disait-elle, et pourtant familier
Gomme les sentiments qui remplissent la vie, Gomme un amour fidèle et comme un grand devoir.
Laisse-le moi bien voir !
LA COMTESSE
Ne bouge plus. Il faut que ton cœur se pénètre Du prix infmi qu'a ce talisman !
Agenouille-toi, je vais te le mettre.
La comtesse passe le collier au cou de la Dau phine»
LA DAUPHINE, émiie.
Le collier de maman !
LA COMTESSE
Prends-le, mais souviens-toi de ce qu'a dit ta mère : Que le devoir n'est plat que pour un cœur vulgaire. Que pour un noble cœur le devoir est joyeux,