‹ La DauphineChapitre 3 sur 138 · LE SOLDAT · texte numérisé non relu

LE SOLDAT

Retournez sur vos pas.

LE SUISSE, interjoenant de loin.

Voyons, voyons, pas d'esclandre.

Qu'y a-t-il?

l'éguyer

Je suis écuyer du comte d'Argyll.

J ai besoin de parler, bonhomme, à ta maîtresse. Vite, introduis-moi, Theure presse!

LE SUISSE

Vous introduire, ainsi crotté?

l'eguyer

J'arrive à cheval et non par le coche. Trois jours sans m'être débotté, Trois jours sans poser ma sacoche !

Et quel temps ! Ce soleil qui brille entre deux grains, C'est Tété de chez nous! Bel été qui vous glace! Aie ! mes reins I Tu ris? Je voudrais te voira ma place.

LE SUISSE

Vous venez de Kinross? Ça va mal pour le Roi?

l'écuyer

De mal en pis... de mieux en mieux... Introduis-moi.

LE SUISSE

Patientez un peu, la comtesse s'habille.

C'est la fête aujourd'hui de sa petite fille.

Vous n'avez donc pas vu les drapeaux dans le parc ?

L ECUYER

Non, je galopais penché sur ma bête.

LE SUISSE

La Dauphine a dix ans, c'est une grande fête.

Bal populaire et tir à l'arc,

Kermesse, jeux sur la prairie.

Enfin, quoi ! toute la série !

Aujourd'hui, nous ouvrons la grille aux paysans,

l'ecuyer

C'est vrai, la Dauphine a déjà dix ans

Hourrah! Que Dieu la garde!

C'est le souhait de ses partisans.

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