‹ La DauphineChapitre 60 sur 138 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

DONALD, riant.

C'est vieux. J'avais six ans. C'est un sale animal,

Un brochet... Le brochet, tu sais, est Carnivore,

Quand il peut. Celui-là le fut, mais pas longtemps ;

J'avais l'autre main libre. Sa bouchée.

Je te réponds qu'il l'a crachée I »

A six ans, tu péchais déjà dans les étangs?

DONALD, riant.

Tu veux dire les lacs. Les étangs, c'est en plaine. Mais un brochet, tu sais, n'est pas une baleine.

J'aimerais bien tendre un filet,

Plonger mes deux bras dans Teau bleue I

DONALD

C'est surtout de lever un filet qui me plaît,

Quand le poisson se tord, vous frappe de sa queue. Ce plaisir, je l'aurai demain au petit jour.

Je serai déjà de retour Quand tu ne seras pas encore réveillée.

isoBEh, à la Dauphine, sévèrement.

Oui, pourquoi le matin n'es-tu pas habillée

En même temps que nous? Tu déjeunes bien tard.

DONALD, à la Dauphine,

Si tu n'as pas peur du brouillard, Un matin, Jane, je t'emmène.

isoBEL, à Donald,

Quand j'ai voulu t'accompagner l'autre semaine,

Tu m'as dit : « Pour me suivre, il faut savoir ramer. »

A la Dauphine,

Sais-tu ramer, toi? Non? Alors, c'est impossible. Tu vois, c'est mon frère, il a beau m'aimer. Sur ce point il est inflexible.

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