POUDRE
Le 20 août, le Comité de défense avait décidé que Paris devait être approvisionné à i3 millions de kilogrammes de poudre ; les poudreries de province commencèrent leurs expéditions, et la poudre fut répartie dans différents édifices possédant des locaux voûtés.
Mais ces envois du deliors ne suflîsant pas, le service de l'artillerie organisa une poudrerie, boulevard Philippe-Auguste, laquelle produisit de 4 à 500 kilogrammes de poudre par jour.
pus le |7 uclubre, le Jouvnnl olticivl exposait que
1 approvisionnement de 3 millions de kilogrammes de poudre était atteint ; et ce chiffre fut de beaucoup dépassé.
Qu'on songe à la masse de poudre employée pendant le siège de Paris contre les Allemands, à celle qui servit à combattre la Commune; qu'on songe à ce qui fat détruit par les explosions de la cartoucherie Rapp, du Manège de l'École d'état-major, de la poudrière du Luxembourg, etc., etc..., à la consommation de munitions que firent les défenseurs de la Commune, à l'immense quantité qui restait encore après la prise de Paris (mai 1871) aux Invalides, au Luxembourg, au Panthéon, etc..., et l'on se fera une idée de l'activilé déployée pendant le premier siège par les ateliers de l'artillerie.