CHAPITRE IL
OPSRATIOXS SUR LE PLJLTEAU OB VILLEJUIF ET BN AVANT nr FORT DE CHARBNTON.
Pendant que se livre le combat de Chfttillony de fortes
iM iMuteun reconnaissances, voulant tàter le terrain et constater Fétat vaiejuir. , ^ ^ ,
de nos forces, s avancent contre les positions occupées par la division de Maud*huy, étaUie de la Biévre à Bercy.
Aj-ant pour objectif le moulin Saquet, Tennemî se divise en deux niasses princ:j<iîes: infanterie et cavalerie... L'ir.fanîerie s'avance par les pépinières du versant de Vilry et cherche à déborder notre gauche...
La cavalerie débauche par la roule de Fontainebleau et menace ririter\a]le entre Villejuif et Moulin-Saquet... Un moujent elle pousse jusqu'à 800 mètres deTouvrage, mais, fort maltraitée par les décharges de mousqueterie et d'artillerie, elle se retire en abandonnant ses morts et soH blessés.
Plu» â droite, Villejuif et les Hautes-Bruyères sont attaqués de front par des tirailleurs, semblant avoir pour but de C50uvrir la marche des colonnes ennemies vers 7 irg-la-Reine et Sceaux ; maintenus à distance, ils ne ihent pas à pousser plus avant.
Déjà à 4 heures du iilatin, une patrouille de 4 volontaires commandée par M. Racine, sous-lieulenant au 9* de marche, avait tué 2 cavaliers prussiens en avant des Hautes-Bruyères et était rentrée à la redoute avec leurs armes et harnachements.
Pendant le reste de la journée la fusillade se continua sur le plateau de Villejuif sans résultats de part et d'autre. Ces escarmouches coûtèrent au 10* de marche, à Villejuif : 3 tués, 8 blessés; au 12* de marche, à Moulin-Saquet : 2 tués, 8 blessés.
Dans l'après-midi, les Allemands s'étant retirés vers Reconnaissanc
' vers
Chevilly et THay, le général de Maud'huy, afin de se cheviUyeirHa rendre compte des forces qui occupent ces deux villages, envoie une reconnaissance, sous les ordres du lieutenant-colonel Lespieau.
Forte d'un bataillon du 12* de marche (4* bataillon du 90*), de deux compagnies du 9* de marche (54*) et d'une section d'artillerie (2 pièces de 4) , cette colonne se met en marche, précédée d'une compagnie déployée en tirailleurs. — La ferme de la Saussaye enlevée, le lieutenant-colonel Lespieau pousse sur Chevilly, mais à 300 mètres du village, l'ennemi montre des forces supérieures et cherche à nous envelopper. . . Un autre peloton, rapidement déployé vers la droite, dégage nos tirailleurs. — Nous n'en sommes pas moins obligés de nous retirer en abandonnant nos blessés (35 environ); parmi eux se trouvait le capitaine Benoît, du 12* de marche, atteint mortellement.
La retraite s'opère sous la protection d'une batterie de mitrailleuses (capitaine Dufour), établie dans la redoute des Hautes-Bruyères.
Nos pertes sur le plateau de Villejuif s'élevèrent, dans cette journée du 19 septembre , à 60 hommes tués ou blessés, et 1 officier tué, le capitaine Benoit. De