‹ La défense de Paris (1870-1871) (volume 5)Chapitre 13 sur 98 · FARON · texte numérisé non relu

FARON

tj '^ ^ancs-tireure.

^^de de La Marioate :

"^^o de ligne.

-w^^'* de ligne.

-I^^giment de Seine^t-Oise.

^« régiment de garde nationale mobiliftôe (48*) 140«, i90*| 2H« bataillons).

Brigade Leapiau :

121« de ligne.

12î« de ligne.

25* régiment de garde nationale mobiliaée (9G«, 144*, iihfif

228« bataillons).

Division de SUSBIELLE :

Francs-tireurs*

Brigade Ragon :

115« de ligne.

116* de ligne.

5l« régiment de garde nationale mobilisée (53*, 150*, 182*, 227* bataillona).

Brigade Lecomte :

117* de ligne.

118* de ligne.

23« régiment de garde nationale mobilisée (91*, 167*, 207*, 222* bataillons).

Division BERTHAUT :

Francs-tirexirs.

Brigade Bocher :

119* de ligne.

120* de ligne -

17* régiment de garde nationale mobilisée (43*, 44*, 406% 136*, 193* bataillons).

Brigade de Hirlbel :

Régiment du Loiret.

Régiment de Seine- Inférieure.

%" régiment de garde nationale mobilisée {ib^, 16«, 131*, 165«, ns» bataillons).

Garo de Rueil.

52* régiment de garde nationale mobilisée. 55* régiment de garde nationale mobilisée. 44* régiment de gai*de nationale mobilisée.

A chacune de ces colonnes étaient adjointes dix batteries des calibres de 12, de 8 et de 7, avec des mitrailleuses ; les calibres de 4 n'avaient pas été employés à cause de leur infériorité d'effet et de portée.

L'artillerie de la colonne de gauche était sous les ordres du général d'Ubexi, qui avait à sa disposition les lieutenants-colonels Minot et Warnesson.

Gompesitioit de Fartillerie de gauche;

Commandant de GRANDGHAMP :

a u 4* • ^ iû ( 16* du 8*.

2 batteries de 12 j ^^^ ^^ ^^

1 batterie de mitrailleuses, 8* du 21*.

Commandant GROS :

S 18* du 4* 15* du 7*.

1 batterie de mitrailleuses . 3* du 13*.

Conmiandant LEFEBURE :

9 batteries de 8 . .

3* du 14*.

4* du 14*.

Commandant GUIZE :

2 batteries de 7

3* du 6*.

• du 6*.

L'artillerie du général de Bellemare était sous les ordres du général Princeteau, ayant à sa disposition les lieutenants-colonels Debars et Magdelaine , et comprenait 6 batteries de 12, 2 de 7 et 2 de mitrailleuses.

Composition de Tartillerie du centre.

Commandant TARDIF db MOISDREY :

2 balteries do 12 Lf ^"^ !f '

( i6« du 15«.

i batterie de mitrailleuses, ib* du li«.

Commandant FONGIN :

2 batteries de 12 1 .f f ff'

( 11« du 2K

1 batterie de mitrailleuses. 3« du 11*.

Commandant BABINET :

2 batteries de 7 ( J* ^^ ^••

(21«du 4«.

Commandant LARQUET :

2 batteries de 12 j ^% f 3«.

( 6« du 21«,

L'artillerie du général Ducrot était sous le commandement du général Frébault, ayant à sa disposition le colonel Hennet et comprenant 5 batteries de 12, 2 batteries de 7 et 3 de mitrailleuses.

Ck>mpo8ition de rartillerie de droite.

Lieutenant-colonel LADVOGAT :

2 batteries de 12 ( ^[^ ^^"^"^ 1^- M')'

( 5« du 21«.

1 batterie de mitrailleuses . 17< du 11*.

Commandant MATHIEU :

1 batterie de 12 15* du 14«.

1 batterie de mitrailleuses. 17* du 4^

Lieutenant-eolonel BRIENS :

^'-«--«'«^^ [ttH:).

1 batterie de mitrailleuses. 12* (A. M.).

Commandant NISMES :

2 batteries de 7 ^ZTnl'

16* du 7*.

Cette armée, formée partie avec l'armée régulière, partie avec la garde mobile, partie avec la garde nationale, comptait donc 100,000 hommes environ. Sans parler du manque d'homogénéité , de cohésion , que représentait cette masse formée d'éléments si disparates, ce chiffre de 100,000 hommes était beaucoup trop considérable pour un champ de bataille mesurant, de Croissy à Saint-Cloud , cinq à six kilomètres , soit seize à dix-sept hommes par mètre courant : évidemment, on avait voulu suppléer à la qualité par la quantité. Mais cette précaution exagérée* devait tourner contre nous , aussi bien dans la préparation que dans l'exécution. En effet, pour arriver, pour prendre pied sur le terrain, nous n'avions que deux débouchés : le pont de Neuilly et le pont du chemin de fer d'Asnières... L'éjcoulement d'une masse de troupes aussi considérable, par ces étroits défilés, allait demander un temps bien long, si long, que des colonnes attaqueront les positions mêmes de l'ennemi, à Montretout, à Buzenval, tandis que d'autres se trouveront encore de l'autre côté de l'eau, sur la rive droite de la Seine.

Pour l'attaque même de la position, celte foule de combattants (dont la moitié complètement inexpérimentée) était plutôt nuisible qu'utile.

Car, dans ce massif montueux, boisé, qui s'élève entre la presqu'île d'Argenleuil et le plateau de Châtillon, les lignes de défense, les mouvements de terrain, se combinaient de telle sorte, qu'on devait toujours fatalement arriver à un défilé , à ce que nous avons appelé « «72 goulot de bouteille >, où le nombre ne faisait rien, où il aurait fallu, pour forcer le passage, de vigoureuses et solides têtes de colonnes, manœuvrant avec rapidité et décision.

Ainsi, on jetait sur un champ de bataille de cinq kilo.

métrés d'étendue (front à peine suffisant pour 25,000 hommes), plus de 100,000 hommes, avec un défilé en arrière, un défilé en avant, et ayant à enlever la partie la plus puissante des retranchements ennemis.

La ligne d'investissement de Saint-CIoud à Bougival, ayant à protéger le grand quartier général de Versailles, était, en effet, de toutes les positions ennemies, la mieux préparée, la mieux fortifiée. Plus que partout ailleurs, le réseau y était étroit, serré, impénétrable. Nous allons en donner une courte description (1).

La première ligne , suivant d'abord le mur de Saint- Cbud, se prolongeait par la villa Fleury, les hauteurs de Garches, la maison Craon, la Bergerie, le mur de Buzenval, le ravin de Saint-Cucufa, le mur de la Malmaison ; au delà de la route de Bougival, elle gagnait la Seine au moyen d'une tranchée. Partout où n'existaient pas de murs, l'ennemi avait creusé des fossés, des retranchements couverts par de larges abatis (2).

A qudque distance en arrière, une deuxième ligne Deuxième ugne. avait son centre au haras Lupin , changé en une véritable forteresse ; le mur extérieur de ce vaste établissement était flanqué par trois blockhaus en troncs d'arbres équarris, recouverts d'un mètre de terre ; à l'intérieur.

Défense

organisée snr

le thëAtre

de Taction.

(1) Voir croquis n* 2.

(2) « La ville de Saint-Cloud, la redoute de Montreloat, les hauteurs qui It dominent à Touest, ainsi que le parc de Buzepval, so trouvaient, à vrai dire, en dehors de la première ligne défensive : mais si la configuration du terrain et le feu des grosses pièces du Moni-Valérien ne permettaient pas aux troupes allemandes de s'installer sur ces points d'une manière permanente, on ne pouvait pas non plus, vu l'imporlance des positions» laisser les assiégés s'y établir. Les généranx allemands, pour ce motif, avaient fait occuper Iû redoute de Motitretoutt les hauteurs de Garches et le parc de Buzenval, par de petits détacheme.nts chargés d'observer le terrain, et, en cas d'attaque, de forcer Tassaillant à dépiojrer ea« forées. Daas le cas d'cice altofue sérieaee, ils devaient immédiatameot se replier sur le gros des troupes. » (Major Blum.)

se trouvaient deux redoutes avec fossés : Tune, en forme de redan, avait son saillant disposé pour être armé de quatre pièces de campagne ; l'autre avait la forme d'un ouvrage à cornes, avec parapet de l'^âO d'épaisseur.

Cette clef de la position se reliait à la Seine vers Bougival, par une série d'abatis et de tranchées qui suivaient les hauteurs de la Celle Saint-Gloud pour rejoindre le mur du parc de Metternich.

Du côté opposé, s'élevait une série d'épaulements, de batteries, se raccordant par des tranchées à la Bergerie... La ligne, revenant alors sur elle-même, longeait la crête, et se soudait à l'hospice Brezîn par une tranchée armée de deux batteries. Tune de six pièces, l'autre de quatorze pièces ; ces deux batteries tiraient sur la redoute dé Montretout. Un ouvrage, établi en avant de l'hospice Brezin , complétait solidement le système défensif de ce côté. La ligne se continuait par Villeneuvel'Étang et les larges abatis du parc de Saint-Cloud, où la redoute de l'Étoile de chasse, prolongée vers le nord par des épaulements à intervalles, était le nœud de la défense. Cette redoute, défilée du mont Valérien par un bouquet de futaies, pouvait être armée de douze pièces ; un redan se trouvait entre ce gros ouvrage et la Lan* terne , à droite et à gauche de laquelle s'élevaient trois grandes batteries, établies sur le sommet du coteau, audessus de Sèvres.

L'ensemble de toute cette seconde ligne, complétée par d'inextricables abatis s'étendant presque sur tout le front, était des plus formidables. Sorte d'immense ligne à intervalles , elle s'appuyait , aux points jugés importants, sur des ouvrages très-solides, tels que ceux du Haras et de l'Étoile de chasse... Troisième ligne. Une troisième ligne , formée d'une tranchée presque

continue, suivait à droite la crête du parc de la Marche,

psi de Paris

yrctca chAx.AJ£artÙL.^^i

le mur du parc de Marnes, descendait à Tétang de Villed'Avray, puis, remontant à droite par les bois de Fausses-Reposes, arrivait jusqu'au bas de Chaville.

Défendue en avant par des abatis, cette portion de la troisième ligne avait une largeur moyenne de deux à trois cents mètres ; des batteries, placées à droite et à gauche de la route de Ville-d'Avray, renfilaient entièrement ; à gauche , la troisième ligne remontait par les hauteurs du Butard, de Beauregard, des Gressets et de Saint-Michel.

En résumé, la ligne d'investissement que nous voulions forcer présentait^ trois systèmes successifs de défense, disposés l'un en arrière de l'autre, systèmes s'appuyant non-seulement aux nombreux obstacles naturels et artificiels : murs, ravins, bois, maisons, que le terrain présente en abondance, mais à des retranchements et batteries : ces positions formidables étaient occupées par le 5* corps prussien (Kircbbach) ; la 9* division s'appuyait au parc de Saint-Cloud, la 10* division vers la Jonchère, la Malmaison. Ici, comme partout, l'ennemi, au premier signal d'alerte, pouvait envoyer au secours du 5* corps, les troupes qui étaient vers Sèvres, les réserves de Versailles, et les bataillons de la division de landwehr de la Garde, proches du grand quartier général allemand.

Le premier objectif sérieux de notre attaque était le Diracaitês plateau de la Bergerie, d'où l'on dominait à la fois le p«"^î,^«^^«^ bassin de Garches et le vallon de Saint-Cucufa. L'accès ^^^"^'" o jec i . de ce plateau se trouvait défendu par le parc de Buzenval, les constructions de la Bergerio et la maison Craon. Ces défenses enlevées, on arrivait sur une vaste plaine . nue, découverte, au fond de laquelle se dressait le formidable ouvrage du Haras; à droite, on était enfilé par le bois du Long-Boyau; à gauche, par une ligne de re-

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