‹ La défense du Conventionnel Joseph Le BonChapitre 9 sur 9 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Lettres justificatives de Le Bon

A LA Convention. 59-115

Lettre N^ 1 61

J. Le Bon répond à l'accusation portée par Courtois, sur l'affirmation de Fréron dans l'Orateur du Peuple. Il met au défi ses calomniateurs de donner le nom de la femme dont il aurait abusé avant de l'envoyer à la guillotine et supplie la Convention de faire toute la lumière sur cette affaire.

Lettre N^ II 64

Le Bon taxé de barbarie par Guffroy, montre par des citations du Rougyjf qu'il est resté loin derrière les exagérations de son ennemi. S'il y a eu des actes regrettables, il n'en est pas l'auteur direct. Il ne voit rien de répréhensible enfin, dans la situation où il se trouvait à Cambrai, à avoir admis le bourreau à sa table

Lettre No III 69

L'anéantissement des ennemis de la Patrie et des adversaires de la révolution a seul, déclare Le Bon, été cause de sa rigueur. Jamais

il n'a agi par vengeance, même, il le prouve, dans la condamnation du juge de paix Magniez ; et jamais il n'a frappé un patriote.

Lettre No IV 75

Affaire du « Saint de Wailly ».

Guffroy lui reproche d'avoir envoyé à l'échafaud une famille de pauvres paysans. Le « Saint de Wailly » répond Le Bon n'était autre qu'un simulateur et un déserteur. Les lois punissaient des dernières rigueurs ces genres de crimes.

Lettre A-» V 79

Le Bon proteste de nouveau contre l'enlèvement de ses papiers personnels. Ils lui seraient de toute nécessité pour confondre Guffroy qui, jadis, le taxait de modérantisme auprès de Robespierre, et qui, aujourd'hui, réclame sa tête pour complicité avec Robespierre... Il laisse à Guffroy la responsabilité de ses variations, pour lui, il n'a connu que les lois décrétées par la Convention.

Lettre N^ VI 82

Le Bon commente quelques-uns des grands procès jugés par le tribunal révolutionnaire d'Arras et de Cambrai : Béthune, Dauchet, Lallart-Berlettes... Aucune pression de sa part, affîrme-t-il. D'ailleurs pour bien comprendre il faut, selon lui, ne pas oublier la situation : le pays menacé, Cambrai à la veille de céder... Quelques individus ont été jugés deux fois. Par des exemples, il montre que la Convention n'agissait pas autrement.

En note de cette lettre. Le Bon, pour se défendre d'avoir gaspillé les deniers publics, établit le bilan des dépenses de ses différentes missions.

Lettre A' » VII 93

Réflexions de Le Bon à propos d'un collier de diamants que Guffroy l'accusait d'avoir dérobé

TABLE DES MATIERES

chez la comtesse de Ranguilly et qui fut retrouvé sous scellés dans la demeure de cette dernière.

Lettre No VIII ^^

« On ne sortira d'ici qu'avec un mandat d'arrêt », avait fait inscrire Le Bon au-dessus de la porte de son bureau à Arras.

« On est vertueux de loin, de près on n'est qu'un homme », répond-il aux critiques adressées à propos de cet avertissement.

Lettre No IX ^^

Réponse du Comité de Salut public à une demande de Le Bon au sujet de l'amnistie de 179L

Lettre No X ^^^

Observations présentées par Le Bon sur le rapport fait par la Commission des 21 chargée d'examiner sa conduite.

Il rappelle les circonstances dans lesquelles fut décrétée son arrestation provisoire, après les nombreuses dénonciations suscitées par Guffroy.

Il explique les raisons pour lesquelles le Comité de Salut public maintint en fonction le tribunal révolutionnaire d'Arras. La défense nationale lui semble, quoi qu'on en dise, avoir été la cause principale.

Il fait enfin justice des allégations à retardement de Choudieu sur ce tribunal.

Lettre No XI ^^

Discussion sur la conservation du tribunal révolutionnaire d'Arras, malgré la loi du 27 germinal supprimant cette justice extraordinaire dans tous les départements.

Gufïroy accuse Le Bon de l'avoir provoquée et d'avoir, dans une lettre, induit le Comité de Salut public en erreur.

Le Bon somme Gufïroy de fournir cette lettre.

D'ailleurs loin de vouloir supprimer le tribunal d'Arras et de Cambrai, le Comité de Salut public demanda à Le Bon d'en établir également à Saint-Quentin et à Réunion-sur-Oise. Un refus formel de sa part fit échouer ce projet.

Enfin, conclut-il « la terreur était à l'ordre du jour ».

Lettre A'O XII 110

Absous des crimes de droit commun dont Guffroy avait eu le cynisme de le charger, Le Bon déclare que seule la Convention est habilitée pour juger sa conduite de représentant en mission.

Lettre No XIII 113

Le Bon fait le sacrifice de sa vie à la « liberté ». Mais il demande s'il est de la dignité de la Convention de le traduire devant un tribunal quelconque sans ses papiers justificatifs.

Il prie ensuite la Convention d'oublier ses attaques contre Gufïroy et recommande sa femme et ses enfants à ses collègues. Il mourra, c'est son dernier mot, avec « la consolation d'avoir bien servi son pays ».

Supplément aux lettres justificatives 115

C'est une introduction à de nombreuses citations du Eougyff pour dévoiler son ennemi Gufïroy.

Index des noms de personnes 117

Index des noms de lieux 125

Mellottée, Imp. — Paris-Chàteauroux.

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