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Séance du conseil exécutif du 7 novembre, Aulard, I

4. Le 21 novembre, Brissot fera accepter par l'assemblée le projet du à novembre, Moniteur, XIV, 531. Le 2 décembre, Lebrun pourra écrire à Pache «je m'empresse de vous annoncer, mon cher collègue, que l’afraire

tôt, Cambon l’interrompt pour dénoncer comme frauduleux les marchés de l’armée du Midi et parle de mettre Montesquiou en accusation, sans conclure toutefois formellement dans ce sens.

Barbaroux reprend la proposition à son propre compte ; Louvet, Lacroix, Barère l’appuient. On décide que les comités de sûreté générale et de la guerre réunis, feront le lendemain un rapport sur la conduite du général (1).

Rovère en est chargé par ses collègues. Il présente à la séance du 9 un violent réquisitoire contre Montesquiou : « Cet homme a comme Lafayette quitté son armée pour venir à la barre de l'assemblée Législative faire des pétitions et exagérer les forces du roi de Sardaigne. Armé du droit de réquisition, il a réduit les armées de la liberté à l’inaction.

Lorsqu'il n’avait aucun ennemi à combattre, il a refusé d’envoyer des renforts au camp de Châlons et à l'armée des Ardennes. Il aurait pu entrer en Savoie le 1er août et il n’y est entré que le 23 septembre ; il a dilapidé les finances de l'Etat dans des marchés frauduleux ; enfin, par deux conventions, celle du 22 octobre comme celle du 2 novembre, qui ne valent pas mieux l’une que l’autre, il a livré les patriotes Genevois au despotisme militaire de l’aristocratie. » IL conclut en proposant la mise en accusation.

Dubois Crancé, qui avait montré précédemment une attitude bienveillante envers Montesquiou, est sommé de dire ce qu’il pense de lui. Il n’hésite pas à déclarer qu’il à toujours eu des soupçons sur sa conduite... « Nous avons cru qu’il pouvait être dangereux de publier ces soupçons, lorsque nous n’avions encore que des preuves morales. Aujourd’hui, nous avons des preuves matérielles, nous nous en référons au décret d’accusation qui est proposé» (2).

Quelques membres sont encore entendus; puis la Convention ferme la discussion et porte le décret d'accusation.

Le même jour, le conseil exécutif charge Pache de le mettre à exécution. Le ministre confie à Lefebvre d’Arles le soin de s’assurer de la personne du général (3).

Malgré toute sa diligence, celui-ci arrive à (Carouge quand Montesquiou, déjà prévenu de sa disgrâce, vient de prendre la fuite. Il échappe à ses poursuivants et se réfugie en Suisse (4).

Lefebvre d'Arles remet alors au lieutenant général Dornac,

de Genève est enfin totalement terminée, que les Suisses partent et que nous pouvons compter sur la tranquillité de ce côté ». A. G.

1. Extrait du procès verbal de la Convention, IT, 93 et Ternaux, V, 33. Moniteur, XIV, 423. .

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