‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 295 sur 327 · Kellermann à Pache, 5 février, À. G · texte numérisé non relu

Kellermann à Pache, 5 février, À. G

3. Kellermann aux commissaires de la Convention, 7 février, À. G.

Il n’est pas moins urgent que j'ai à ma disposition 46 pièces de 12 ; 24 de 8 ; 8 obusiers de 6 pouces et 4 de 8 pouces pour les positions retranchées. Il faut aussi 96 canons de 4 pour la ligne ».

Si naturel que soit le désir de Kellermann d'obtenir des renforts, il faut constater cependant, qu’un secteur passif comme le sien, se trouve déjà très favorisé, puisqu'il renferme plus de 22,000 hommes (1).

A l’armée d’Italie, Anselme accusé de malversations et dont la conduite a été incriminée par les commissaires de la Convention ‘à Nice, vient de se voir relevé de son commandement et remplacé par biron. En attendant l’arrivée de ce dernier, demeuré quelque temps encore à Paris (2), le général F runet fait P’intérim sur place, occupant avec ses forces le comté de Nice, les départements des Bouches du Rhône et du Var.

Brunet doit contribuer à l’expédition de Sardaigne, ordonnée par Pache en octobre et novembre et dont Anselme a commencé la préparation. Il fournit 4.000 gardes nationaux Marseillais à Pamiral Truguet, dont la flotte de 33 bâtiments cingle vers la Corse, pour compléter son armement, de concert avec Paoli, commandant de la 23e: division militaire’ (3).

Bien qu’affaibli par l'envoi de ces forces, Frunet ne paraît pas autrement ému des préparatifs des Austro-Sardes. [1 rend compte à Biron, au début de février (4), qu'il ne prévoit pour le moment aucune menace sérieuse sur ses quartiers. Toutefois, quelques

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