‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 81 sur 327 · Déciet du 11 septembre, Lois, XX TL · texte numérisé non relu

Déciet du 11 septembre, Lois, XX TL

12. Proclamation du Conseil exécutif relative au service des étapes ete convois, 19 septembre, Lois, X, 139.

me TT des délibérations du conseil exécutif, 197 septembre, A. N,,

de laisser occuper les forteresses encore couvertes par les armées de campagne, par les malingres ou les soldats fatigués ; mais de les munir de garnisons suffisantes, dès que les armées sont sur le point de s’en éloigner.

L’on améliorera les possibilités de résistance en protégeant les bastions par un retranchement en maçonnerie qui peut se construire en une huitaine de jours et qui devra être défendu jusqu’à la dernière extrémité, pour retarder le moment où l’ennemi battra directement le corps de place. Des réduits blindés protégeront les munitions, les blessés et les 2/3 des combattants valides. L’on fera sortir les bouches inutiles : femmes, enfants, vieillards et lon punira de mort quiconque parlera de se rendre.

Quelques jours plus tard, le législateur sanctionne ces énergiques propositions (1). Le commandant d’une place simplement menacée, devra en faire sortir les suspects, après les avoir désarmés. Il veillera à faire exécuter ses ordres de vive force et militairement, fera fusiller, puis brûler la maison de celui qui parlera de se rendre. 5

Pour assurer l’exécution de l’ensemble de ces mesures, Servan va déployer un zèle.infatigable. Dans la place qu’on m'a confiée, écrira-t-il, il ne suflit pas de méditer pour correspondre avec les armées, il faut s'occuper de les alimenter, de lés dugmenter et de suivre leurs mouvements. Il faut être dans une action continuelle (2).

Et de fait, rapporte Grimoard (3), «tous les chemins se couvraient de voitures qui conduisaient partout des munitions de guerre et de bouche, des effets de campement, des fournitures d’hôpitaux et des approvisionnements de tout genre. Des soins aussi multipliés allégeaient infiniment aux généraux les embarras du commandement ».

Rapports de Servan avec le comité muilitaire. — Ces rapports nous sont peu connus ; mais il semble résulter des rares textes que les archives nationales nous offrent à ce sujet, que pendant le séjour de Servan à la tête du département de la guerre, le comité se soit borné dans son rôle strictement législatif, sans aucunement empiéter sur les attributions du ‘ministre. C’est ainsi qu'il retourne à ce dernier des réclamations qui lui sont adressés contre lui, des demandes d'avancement, des offres de service, etc. (4).

Décret du 7 septembre, Lois, X, 73.

Monileur du 27 septembre (XIV, 53). À

Grimoard, Tableau Historique, IV, 96; Chuquet, op. cit. -

Extrait des minutes des délibérations du Comité militaire, A. N,., Ame 20;

Page 1