L'ÉNERGÉTIQUE ANIMALE
Pour reconnaître si le principe de la conservation de l'énergie s'applique à un être animé, on s'est efforcé de le placer dans des conditions où l'énergie intérieure restât invariable. Ou mieux, on s'est arrangé pour que la machine animale subît un cycle fermé de transformations, c'est-à-dire se retrouvât au bout de quelques heures, au bout d'une journée, dans des conditions identiques aux conditions initiales : l'identité d'état d'un être vivant à une même heure, deux jours de suite, ne peut jamais être affirmée avec certitude; l'être a vieilli, d'un jour à l'autre ; mais on conçoit qu'avec un régime bien défini, on arrive à s'en rapprocher. Supposons l'identité assurée. On pourra dire que l'énergie fournie durant cette période à l'être vivant équivaut à l'énergie qu'il a lui-même communiquée à l'extérieur. L'énergie qu'il a reçue lui vient de l'alimentation : les aliments ont été brûlés par la respiration, et l'on aura la mesure de l'énergie correspondante en mesurant la chaleur de combustion de ces aliments. Si