INTRODUCTION
Ce travail n’a pas la prétention de passer en revue tous les problèmes relatifs à l'enfance délinquante: ce serait œuvre beaucoup trop longue et nécessairement incomplète car chaque jour apporte des enseignements nouveaux à la lumière desquels nous révisons ce qui, hier, nous paraissait être le « nec plus ultra » de la rééducation.
Les problèmes de l'Education Surveillée ont retrouvé dans notr. pays un regain de faveur depuis ces dernières années avec la promulgation de l'ordonnance du 2 février 1945; c’est à propos de celle-ci que nous étudierons la nouvelle direction que suit la France dans la rééducation.
Nous verrons d’abord comment de l’idée de répression on en est venu progressivement à l’idée de rééducation et quels furent les courants de pensée qui ont été à l’origine des différentes lois promulguées en France, chacune marquant un pas de pius dans le désir de séparer totalement les législations de l£dulte de celles de l’adolescent.
Puis, nous analyserons brièvement les principales dispositions de l’ordonnance du 2 février 1945 qui est maintenant la Chate de la délinquance juvénile chez nous.
Nous passerons ensuite en revue les causes de la délinqualice en nous étendant plus longuement sur celles qui sont nées de la guerre et qui posent actuellement des problèmes un peu différents de ceux que nous avions coutume de voir ordinairment. :
Les moyens employés dans la rééducation nous arréterons un rmioment: nous tâcherons de montrer le rôle éminent du médecin dans cette œuvre de connaissance de l'enfant sans laquelle aucune éducation n’est possible; nous montrerons par deux observations la complexité des cas qui peuvent se présenter.
Enfin, nous étudierons la façon dont certains pays étrangers ont considéré leur œuvre de redressement: la Belgique, la Suisse et les Etats-Unis.