V: Weismann, Vorträge, I], p
Bouczé. — Démocratie. 4
5o HÉRÉDITÉ selon Morgan", aucun éleveur n’aurait observé que les che-\ vaux soumis à un entraînement actif aient donné naissance À. des produits supérieurs. Le choix des échantillons les mieux. doués rendrait suffisamment compte du perfectionnement de, la race. Et ce qu'on dit des perfectionnements il faut le dires des régressions. Les muscles masticateurs des petits chiens. de salons sont atrophiés. Est-ce faute d'usage, et parce que pendant des siècles l’effort destiné à broyer des os a été. épargné à leur race ? C’est plutôt, ici encore;affaire de choix, : et parce que, pendant des siècles, on a retenu pour perpétuer leur race les exemplaires les plusmenus, ceux-là mêmes qui devaient posséder, en vertu de la loi de corrélation des organes, les mâchoires les moins musclées. $ Or, le premier résultat du darwinisme est de montrer com. men la nature, grâce à ses mécanismes inconscients, opère un choix tout comme l’homme parmi la descendance des. êtres. Elle aussi perfectionne les races en retenant de préfé- Ÿ rence, pour la reproduction, les exemplaires « les plus aptes ». S1 donc le cou de la girafe s’est en effet allongé, cew À n'est pas sans doute à cause des efforts déployés pendant leur
vie par des générations de girafes, mais plutôt à cause des.
avantages assurés, dans la lutte pour la vie, aux petits qui sem
trouvaient avoir le cou le plus long. On peut reprendre
ainsi, les uns après les autres, tous les exemples qui soute à
naient l'espoir de Spencer, attendant de l’hérédité des qua-n \:
lités acquises une métamorphose de l'humanité ? : toutes les]
modifications alléguées s’expliqueront aussi bien par la sur:
vivance des qualités innées. | ‘
Dira-t-on que si la sélection rend bien compte du perfecils ‘tionnement des organismes, elle ne saurait rendre compte de leur régression ? On comprend que le caprice de l’homme
entraine l’atrophie de tel ou tel membre, s’il retient pour la