Haycraft, op. cit., p
plus d'adhérents et parmi les naturalistes les plus distingués’.
Et plus récemment, M. Cuénot 2, résumant l’évolution des:
théories transformistes, pouvait inscrire en première ligne « l'abandon de l’hérédité des caractères acquis ».
TE
Est-ce À dire que nous ayons le droit, dès à présent, de tenir pour définitivement démontrée la non-hérédité des
qualités acquises quelles qu’elles soient, et ainsi, sans plus
ample débat, de renvoyer à une science mieux informée les
apologistes du régime des castes P
Il faut croire que la question est particulièrement complexe, car l’opinion des savants arrive difficilement, en cette matière, à se fixer: après nous avoir éloignés des idées de Lamarck, voici, dirait-on, qu’elle nous en rapproche.
Et d’abord, les conceptions théoriques en vertu desquelles Weismann déclarait inconcevable l'opération de l’hérédité, telle que la supposait Lamarck, sont elles-mêmes bien près d’être abandonnées. La plupart de ceux qui admettent les critiques de Weismann, à l'égard d’observations trop aisément accueillies, repoussent ses propres explications. Le même auteur qui nous laisse entrevoir la faillite de l’hypothèse lamarckienne ne nous cache pas celle de hypothèse weismannienne : « Cette théorie de l’hérédité, malgré son ingéniosité, s’est écroulée sous le poids de sa complication et de son invraisemblance *. »
Au surplus, que la transmission des qualités acquises paraisse intelligible ou non en vertu d’une théorie précon-