‹ La démocratie religieuseChapitre 62 sur 128 · SUR LE TEXTE DU « SYLLABUS · texte numérisé non relu

SUR LE TEXTE DU « SYLLABUS

— Qui vous meul ? Qui vous poincl ?

Rabelais.

Quelque diversité de sentiment et de volonté que les non-croyants de VAclion française aient apportée au commun effort, le point de vue du bien public, d'une part, et, d'autre part, le soin de se défendre de toute autre idée préconçue les a menés ou ramenés peu à peu à cette évidence que, sur la terre, qu'il s'agisse du spirituel ou du temporel, de l'ordre moral ou de l'ordre matériel, les vues, les intérêts, les suggestions et décisions du catholicisme concordent avec les intérêts essentiels de la patrie française et du monde civilisé. Je parle de ces intérêts entendus aussi exactement que possible. Je parle du catholicisme interprété dans sa stricte définition.

Il ne s'agit point de ce traditionnisme grossier qui formule : Nous avons élé catholiques ; nous le serons, dès lors, toujours... Comme si l'évolution religieuse, le changement de religion, étaient des phénomènes tout à fait inédits et sans exemples dans l'histoire! Il s'agit de bien autre chose : de quelque chose qui démontre que, en politique ou en sociologie, toute séparation d'avec le catholicisme, bien loin d'exprimer un progrès, dénote un recul. On ne traite donc plus d'une simple question de fait. C'est de savoir quel est, quel a été, et

Page 1