‹ La demoiselle à marier, ou, La première entrevueChapitre 13 sur 53 · SCÈNE YIJ · texte numérisé non relu

SCÈNE YIJ

ALPHONSE, DUCOUDRAl.

ALPHONSE, au fonJ.

Qu'on ne se dérange pas ; j'attendrai tant qu'on voudra. Je ne suis pas fâché de me remettre un peu ; car c'est un enfantillage dont je ne puis me rendre compte ; l'aspc^ct seul de cette maison m'a causé une émotion: ici, me disais-je , habite ma compagne, mon amie, celle à qui je vais devoir une nouvelle

existence. (Se retournant d saluant Uucoudrai qui s'est relire pour l'oli-

bcryei à l'écart.) Pardott , mousicur , de ne pas vous avoir aperçu , je désirais parler à M. Dumesnil.

DUCOUDRAl, le regardant.

Il va paraître, monsieur, et je suis chargé de le représenter momentanément.

VLPirONSF.

Monsieur' est un de ses parens?

DUCOUUKAl , de mOii.e.

Mieux que cela , monsieur , je suis un ami ! un aini intime de la famille, et de plus le parrain de la jeune personne.

ALPHONSE, à pari.

Je vois que le parrain de la jeune personne est dans la confidence, rien qu'à la manière dont il me regarde.

DUCOUDRAl, H ,,a.t.

Ils ont beau dire, je ne lui trouve rien de mer-

veilleux; ça rentre dans la catégorie ordinaire des prétendus... l'air gauche, et les gants blancs.

ALPHONSE

C'est bien indiscret à moi de me présenter de si bonne heure; mais à la campagne, et surtout en ma qualité de voisin, j'ai pensé que je pouvais... ( a part. ) ah çà, l'ami intime ne m'aide pas du tout , il devrait sentir cependant que mon entrée est assez embarrassante.

DUCOUDHAI.

Monsieur , à ce qu'il paraît, habite les environs.

ALPHONSE

Oui, monsieur.. .

DUCOIJDRAI.

Il n'y a donc pas long-temps, car moi qui connais tout le monde.

ALPHONSE

Je suis arrivé il y a huit jours de Paris où j'habite six mois de l'année...

Page 1